Le réglement de bureaux de change fixé
Le réglement de bureaux de change fixé

Absent sur le marché, les bureaux de change pourront, enfin, voir le jour avec cette décision du Conseil de la monnaie et du crédit. Cette initiative mettra fin aux opérations monétaires effectuées au marché noir, où des milliards en monnaies étrangères circulent loin du circuit bancaire.

En effet, le Conseil de la monnaie et du crédit a arrêté depuis le mois de mars 2016 écoulé, le statut des bureaux de change. Le conseil a décidé de l’adoption d’un nouveau règlement modifiant et complétant le règlement 95-08 pour « permettre de fixer de manière claire le statut des bureaux de change, leurs prérogatives tout en élargissant leur intervention en matière d’opérations de change ».

L’information rendue publique, ce matin, par Ghania Eddalia, ministre des Relations avec le parlement au nom du Premier-ministre, en réponse à une question d’un député à l’APN. Abdelmalek Sellal a assuré dans sa réponse que la Banque d’Algérie a arrêté une série de mesures pour réglementer le marché de change des devises et relancer les bureaux de change en Algérie.

Il a rappelé les mesures règlementaires visant à organiser le marché de change des devises notamment en ce qui a trait à la création de bureaux de change. M. Sellal a indiqué à ce propos, que la Banque d’Algérie jouait un rôle primordial dans ce domaine en veillant à orienter et contrôler les opérations de répartition des crédits et à gérer les engagements financiers vis-à-vis de l’étranger en sus de la régulation du marché de change dans le but de réunir les meilleures conditions à une croissance rapide de l’économie et la réalisation de la stabilité monétaire aux plans interne et externe.

Il a souligné également le contenu du règlement n°95-08 de la Banque centrale en date du 23 décembre 1995, relatif au marché de change et en vertu duquel a été créé le marché interbancaire où interviennent les institutions financières, les banques et les médiateurs agréés chargés de fixer les tarifs de change. Pour ce qui est de la création des bureaux de change, 46 agréments ont été accordés dont 6 bureaux seulement étaient opérationnels sur le marché et 40 ont été retirés dont 13 sur demande des bénéficiaires. 27 ont été annulés car n’ayant pas entamé leurs activités.

Il n’a pas manqué de faire remarquer en outre, que le manque d’intérêt des investisseurs quant à la création des bureaux de change s’expliquait en premier lieu, par la petite marge bénéficiaire notamment à la lumière du recul de l’offre de la devise forte par les non-résidents en raison de la baisse du volume de l’activité touristique du pays. S’agissant des lignes directrices prévues par la Banque d’Algérie et relatives aux opérations de convertibilité du dinar pour ce qui est des allocations à l’éducation, la santé et les voyages au profit des familles, celles-ci « ont tenu compte de la situation de la balance des paiements externes ».

Concernant les critères à prendre en considération lors de l’application de ces orientations, M. Sellal a souligné l’impact de la balance des paiements externes et le recul des cours du pétrole sur l’irréalisation de la convertibilité actuelle du dinar au profit des familles.

 

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here