L’homme d’affaires Rachid Nekkaz a publié dans la soirée de dimanche 1er décembre, une vidéo dans laquelle il annonce vouloir déposer plainte contre le chef d’état-major de l’ANP, Ahmed Gaïd Salah, pour le non-respect de l’article 55 de la Constitution algérienne.

En effet, Rachid Nekkaz a annoncé hier qu’il allait déposer plainte, mercredi 4 décembre prochain au niveau du tribunal d’Alger, contre le Chef d’État-major de l’armée nationale populaire (ANP) Ahmed Gaïd Salah. Dans une vidéo de onze minutes, Nekkaz a lancé un appel aux Algériens pour venir le soutenir dans cette démarche de dépôt de plainte.

Le droit de choisir librement le lieu de sa résidence et de circuler sur le territoire national

L’ex-candidat à la présidentielle d’avril 2019 a estimé que le chef d’état-major, Ahmed Gaïd Salah a commis une infraction à l’article 55 de la Constitution. Il est donc, pour lui, primordial d’en informer la justice. Notons que l’article 55 de la Constitution algérienne stipule que : « Tout citoyen jouissant de ses droits civils et politiques a le droit de choisir librement le lieu de sa résidence et de circuler sur le territoire national. Le droit d’entrée et de sortie du territoire national lui est garanti ».

Dans cette vidéo, Rachid Nekkaz a rappelé que « pendant le colonialisme, les Français appliquaient une loi appelée le Code de l’indigénat. Cette loi interdisait alors aux Algériens de quitter leurs communes, et de circuler librement dans les communes voisines. Ainsi, les autorités algériennes appliqueraient depuis le 18 septembre, cette loi française », a-t-il affirmé, en faisant allusion à son cas. En effet, Rachid Nekkaz n’a pas le droit de quitter sa commune et de se rendre à Alger pour les manifestations du vendredi.

Cette plainte intervient au moment où le gouvernement va proposer une loi sur le transport terrestre à l’APN. En effet, ce projet de loi incrimine les chauffeurs qui conduisent les manifestants vers la capitale. Une loi que les militants considèrent comme une grave atteinte aux libertés individuelles.