La justice entame l’accélération des enquêtes et autres procédures judiciaires sur les grandes affaires de corruption, dans lesquelles seraient impliqués d’anciens ministres, directeurs et hauts responsables de l’État, rapporte la télévision nationale.

Cette initiative d’accélérer les enquêtes sur la corruption intervient quelques heures seulement après l’installation du nouveau président Abdelmadjid Tebboune. Tout au long de sa campagne présidentielle, lors de sa conférence de presse le jour de l’annonce des résultats du vote, mais aussi dans son discours d’investiture, Tebboune n’a pas cessé de réitérer ses engagements de poursuivre la lutte contre la corruption.

Chronologiquement parlant, Tebboune avait d’abord promis de mettre fin à la corruption, en ne tolérant aucun comportement suspect. Puis, il avait annoncé qu’il savait ou l’argent volé a été placé (paradis fiscaux, biens à l’étranger, comptes bancaires en Suisse…). Et qu’il comptait bien le récupérer. Tebboune avait également fait savoir qu’il plaçait la lutte contre la corruption parmi ses priorités. Il s'engageait à lutter rigoureusement contre ce fléau.

Tebboune veut déterrer les anciens dossiers de corruption

Le jour de l’annonce des résultats du vote, Tebboune avait clairement expliqué, lors d’une conférence de presse, qu’il y aurait zéro tolérance envers les corrompus. La grâce présidentielle ne sera point accordée aux personnes impliquées dans la corruption, le détournement des deniers publics et le favoritisme.

Si la justice a classé l’affaire du montage des véhicules, en poursuivant plusieurs hauts responsables dont Ahmed Ouyahia, Abdelmalek Sellal et d’autres ministres, plusieurs autres affaires demeurent en instance. On parle, alors, de l’affaire Sonatrach, l'autoroute Est-Ouest, El Bouchi. Il y a aussi des affaires dans le secteur de la solidarité nationale impliquant l’ancien secrétaire général du FLN, Djamel Ould Abbes. Ainsi que plusieurs autres affaires dans le secteur de la santé, de l’industrie, des travaux publics… Des affaires qui ne remonteraient pas seulement aux cinq dernières années, mais bien au-delà.