Le nouveau président Abdelmadjid Tebboune et l’institution judiciaire vont-ils ouvrir le dossier de corruption de l'ex-président Bouteflika ? Un dossier qui enquêterait sur tous les gouvernements sous Bouteflika, ses conseils, ses décisions, ainsi que les dépassements de ses proches, à commencer par ses frères.

L’éradication de la corruption parmi les politiques est primordiale pour la réalisation d’un Etat de droit. C'est du mois ce que Abdelmadjid Tebboune a fait croire lors de sa campagne. De ce fait, la redéfinition de la République exigerait de profondes réformes au niveau de la Constitution. Ces réformes vont alors rétablir l’équilibre entre différentes institutions, des principes et des valeurs bafoués par la politique de Bouteflika.

En effet, Abdelaziz Bouteflika est tenu pour le premier responsable de ces graves dépassements. C’est lui qui signait les lois, décrets, arrêtés et donnait constamment des directives aux ministres, qui ne juraient que par le programme de Abdelaziz Bouteflika. L’ancien président a certainement beaucoup de révélations à faire. Des vérités qui pourraient faciliter la tâche aux enquêteurs et aider le corps judiciaire.

Tebboune osera-t-il ordonner l'ouverture du dossier Bouteflika ?

Ainsi, le dossier Bouteflika réunirait des centaines d'affaires, à commencer par celles des quatre campagnes présidentielles et la fraude électorale. Tout en passant par l'exercice de divers gouvernements de Bouteflika, celui du Parlement, et des autorités de wilayas. Abdelaziz Bouteflika pourrait également être auditionné pour octroi d'avantages indus à ses frères, notamment pour leurs postes de responsabilité.

Maintenant que Abdelmadjid Tebboune a été officiellement installé, il pourrait ordonner l’ouverture d’une enquête sur l’ancien président. Tebboune se dit déterminé à lutter contre la corruption. Mais osera-t-il une telle initiative ? Les observateurs ne le pensent pas capable d’une telle démarche. Certains soupçonnent même "une mise en scène écrite depuis le début". Tout le monde se serait mis d’accord sur Abdelmadjid Tebboune. Les clans du régime auraient, ainsi, trouvé un terrain d’entente.