Abdelmadjid Tebboune ouvre les hostilités contre Anis Rahmani ? Le chef de l’Etat algérien a rendu public un communiqué, samedi 28 décembre, par le biais de l’agence officielle APS, dans lequel il met en garde les médias tentés de rapporter des informations non communiquées officiellement par la présidence de la République algérienne. Si la première lecture du communiqué justifie en soi une menace directe contre tous les médias algériens ainsi que les activistes des réseaux sociaux. Le contexte et la campagne qu’a mené Ennahar contre la candidature de Abdelmadjid Tebboune, laisse entendre que la présidence vise ledit groupe médiatique.

En effet, le groupe médiatique Ennahar TV n’a jamais caché son animosité envers le nouveau chef de l’Etat algérien. D’ailleurs, les attaques du groupe d’Anis Rahmani, réputé proche du pouvoir et d’Ahmed Gaïd Salah, ont laissé croire que Abdelmadjid Tebboune n’était plus le candidat de l’armée. Cette hypothèse s’est finalement révélée inexacte.

Abdelmadjid Tebboune a enregistré les premières attaques dudit groupe médiatique lors de son passage à la tête du gouvernement à l’époque de l’ancien président Abdelaziz Bouteflika. Le nouveau chef de l’Etat a été accusé de profiter de ses vacances pour organiser une rencontre informelle avec le premier ministre français Edouard Philippe.

Abdelmadjid Tebboune dénie à Ennahar Tv sa première vocation d’agence informelle de la présidence algérienne

Ennahar TV d’Anis Rahmani s’est distinguée pendant plusieurs années par la révélation de secrets du sérail algérien. Elle était une véritable agence informelle de la présidence. Sa proximité avec Saïd Bouteflika puis Ahmed Gaïd Salah était un secret de polichinelle. Le communiqué de la présidence vient dénier au groupe médiatique cette qualité. Il va même jusqu’à menacer de poursuites judiciaires, tout média ou support de communication, jouant ce rôle.