Saïd Bouteflika serait très affecté par son incarcération et sa santé, tant mentale que physique, ne cesse de se détériorer. Des sources, bien informées, parlent d'une inquiétude au plus haut sommet de l'Etat, de le voir laisser sa vie dans la cellule.

Le frère de Abdelaziz Bouteflika vit très mal son incarcération. Des sources d'Observ'Algérie parlent de signes de « troubles du fonctionnement mental qui se manifestent par des comportements paranoïaques (...) Saïd Bouteflika refuse de manger et prendre ses traitements. Il vit très mal son emprisonnement et craint sérieusement d'être empoisonné » nous a notamment confié une source proche du dossier.

En fait, les autorités politiques et militaires algériennes prennent la question très au sérieux. Elles craignent de se retrouver avec un Bouteflika mort en prison. Notamment parce que sa condamnation ne s'est pas appuyée sur une affaire de corruption mais sur une démarche politique. Surtout que Ahmed Gaïd Salah est mort et ne peut donc rien changer pour Saïd Bouteflika. Faut-il donc rappeler que la condamnation de ce dernier est définitive avec des chefs d'accusation très graves ?

La condamnation de Saïd Bouteflika est-elle une vengeance contre son frère Abdelaziz ?

Pour rappel, Saïd Bouteflika est le frère et conseiller spécial de l'ancien président Abdelaziz Bouteflika. Condamné à 15 ans de prison ferme par le tribunal militaire de Blida, près d'Alger, il a été incriminé pour avoir organisé une réunion avec d'anciens responsables militaires et politiques afin d'évincer l'ex-chef d'état-major de l'Armée algérienne. Les généraux Toufik et Tertag ainsi que la présidente du Parti des travailleurs, Louisa Hanoune, ont été également condamnés à de lourdes peines de prison dans le même dossier.

Par ailleurs, si l'ex-président n'a pas été inquiété par la justice algérienne, la condamnation de son frère cadet est perçue comme une vengeance contre sa propre personne. Saïd Bouteflika avait une place très privilégiée chez son frère Abdelaziz. Élevé par ce dernier après la mort de leur père, Saïd était le plus proche et l'homme de confiance du président déchu.