Abdelmadjid Tebboune a installé ce mercredi 8 janvier à Alger la commission d’experts chargée de proposer une réforme de la Constitution. Il a reçu Ahmed Laraba, professeur universitaire et membre de la Commission du droit international à l’Organisation des Nations Unies (ONU), qu'il a nommé président de ladite commission.

Ainsi, Abdelmadjid Tebboune commence à mettre en œuvre sa feuille de route qu'il entame avec la réforme de la Constitution. La commission installée est chargée de soumettre les propositions concernant l’amendement de la Constitution. Elle est purement consultative. L’audience s’est déroulée en présence du directeur de cabinet de la présidence de la République, Noureddine Ayadi et du ministre conseiller à la communication, porte-parole officiel de la Présidence de la République, Mohand Oussaïd Belaïd

Le président de la commission Ahmed Laraba s’est exprimé en marge de l’entrevue qu’il a eu avec le chef de l’Etat. Il a affirmé que « cette commission est composée de compétences et d’experts nationaux dans le domaine juridique, en particulier le droit constitutionnel ». Ahmed Laraba n’a pas donné plus d’informations sur les taches qui lui ont été assignés, néanmoins il a promis de donner plus de détails dans les jours à venir.

Composante de la commission

Plusieurs experts en droit ont été désignés pour faire partie de cette commission. Il s'agit de Walid Laggoune, professeur de Droit public, nommé rapporteur général, de Abdelkader Ghaïtaoui, Souad Ghaouti, Bachir Yelles Chaouche, Mostapha Kharradji, Maya Sahli, Abdelhak Morsli, Naceredine Bentifour, Djazia Sach Lecheheb, Samia Samry, Karim Khelfan, Zahia Moussa, Abderrahmane Bendjilali, Nabila Ladraa, Mosbah Omenass, Fatsah Ouguergouz

A noter que les membres de cette commission sont tous des professeurs de droit alors que la réforme de la Constitution est une décision politique. Il reste à savoir qu’elles seront les orientations de la nouvelle Constitution et que sera son impact sur les équilibres des pouvoirs. Les observateurs s’interrogent aussi sur la possibilité de l’abandon du pouvoir absolu du président de la République dans la nouvelle loi fondamentale qui va être proposée .

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