Le militant Samir Benlarbi a été acquitté, ce lundi 3 février, par le tribunal de Bir Mourad Rais à Alger a rapporté son avocat Mustapha Bouchachi. Le procureur de la République avait requis trois ans de prison ferme et une amende de cinquante mille dinars à son encontre, lors de son procès de son procès, qui s’est déroulé le 27 janvier dernier.

Ainsi, l’une des figures du mouvement du 22 février retrouve la liberté après 5 mois passés en prison. Samir Belarbi a été arrêté le 16 septembre dernier par des agents en civil et mis sous mandat de dépôt le lendemain. Le militant était accusé d’« atteinte à l’intégrité territoriale » et de « diffusion ou détention de publication portant atteinte à l’intérêt national ».

Le militant s’est illustré notamment par son adhésion au mouvement Barakat en 2014 qui s’était opposé à un 4e mandat présidentiel pour Abdelaziz Bouteflika. Il est connu par ses critiques contre le régime. Ses passages sur les plateaux des chaînes de télévision, avant que celles-ci ne soient définitivement fermées aux opposants, ont été largement partagés sur la toile.

Cet acquittement arrive après la libération de plusieurs détenus, le 2 janvier dernier. Ils étaient 76 à quitter les prisons, dont l’ancien commandant de l’ALN Lakhdar Bouregâa. Ces libérations ont donné de l’espoir pour les autres détenus. Cependant, cette dynamique a été stoppée sans aucune explication. Plusieurs autres figures du Hirak sont encore dans les prisons.

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