Les chiffes de migrants clandestins vers la Sardaigne (Italie) en provenance d’Algérie augmentent de plus en plus, selon les statistiques de l’Organisation internationale des migrations (OIM).

Selon la dite organisation, 250 Algériens ont débarqué en Italie en janvier, contre 235 pour les trois derniers mois de 2019. La Sardaigne devient, alors, un important point d’arrivée en Europe pour les migrants nord-africains dont les Algeriens. Ces chiffres en hausse, révèlent, selon le chercheur marocain spécialiste des migrations Ali Zoubeidi, que « les Algériens sont de moins en moins nombreux à espérer un changement démocratique, alors ils quittent à nouveau leur pays, comme avant la révolution ».

Par ailleurs, ce flux migratoire parvenant de l’Algérie a incité les autorités italiennes à ouvrir, mi-janvier dernier, le premier centre de rétention de Sardaigne, situé précisément à Macomer, dans le centre de l’île, avec une capacité d’accueil de 100 places.

Selon le site spécialisé, InfoMigrants,  dorénavant, « les migrants qui ne peuvent bénéficier de l’asile sont enregistrés dans le centre d’accueil de Monastir et transférés au centre de rétention, avant leur rapatriement dans leur pays d’origine », le plus souvent l’Algérie.

Signalons que jusque-là, les migrants qui débarquaient en Sardaigne étaient conduits vers le Centre d’accueil de Monastir, au sud de l’ile, où les autorités procédaient à leur identification et examinaient leur état de santé. Les migrants non éligibles à l’asile recevaient, par la suite, une obligation de quitter le territoire italien sous sept jours, mais la plupart arrivaient à rallier la péninsule italienne “et ainsi atteindre d’autres pays européens », explique InfoMigrants.

L’Italie estime qu’avec l’ouverture de ce nouveau centre, les futurs migrants seront « découragés » à se rendre en Sardaigne. “Le bouche à oreille chez les étrangers qui tentent ce type d’entrée en Italie est très rapide : sachant qu’ils n’ont plus la possibilité de circuler librement sur le territoire, les Algériens choisiront d’abandonner la route de la Sardaigne”, a déclaré Mauro Aresu, secrétaire régional du syndicat des policiers, cité par le média en ligne Sardinia Post.

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