L’ancien président de la commission nationale consultative des Droits de l’Homme, Farouk Ksentini, a estimé ce mercredi, dans une déclaration accordée à TSA-Arabi que le jugement de l’ancien chef de l’Etat, Abdelaziz Bouteflika, est « tributaire d’une décision politique du pouvoir en place ».
Farouk Ksentini explique que le jugement de l’ancien président de la République, Abdelazziz Bouteflika « est possible » si le pouvoir actuel a la volonté politique de travailler dans ce sens, et évoque que la Construction actuelle permet de juger le président de la République comme tout autre citoyen.
Il rappelle que l’article 177 de la Constitution actuelle prévoit la création d’une Haute Cour pour pouvoir juger le président de la République ou le Premier ministre. Cependant, « la cour n’est pas instituée », a ajouté l’avocat Farouk Ksentini qui est considéré comme proche de l’ancien président de la République.
L’ancien Premier ministre, Abdelmalek Sellal a demandé lors de son procès la comparution de l’ancien chef de l’Etat, Abdelaziz Bouteflika comme témoin devant instances juridiques. « C’est une demande justifiée et la défense a le droit de la formuler, mais la décision revient au juge qui a le pouvoir discrétionnaire de convoquer ou pas une personne comme témoin », a-t-il affirmé.
« Il doit être ausculté par des médecins spécialistes pour déterminer si son état de santé mentale lui permet ou pas de se défendre et de répondre aux questions. L’homme est malade et a besoin d’être soigné » ,a souligné Farouk Kesentini sur l’état de santé de l’ancien président de la République, qui reste jusqu’à ce jour vague.
Notons que de nombreuses autres voix, à l’occurrence l’ancien ministre et diplomate Abdelaziz Rahabi, se sont élevées pour exiger le jugement de l’ancien président de la République.