Les habitants du quartier 110 logements de la municipalité de Sidi Brahem, dans la wilaya de Sidi Bel Abbes, ont vécu, ce dimanche 22 mars, un état d’alerte maximale, après avoir appris qu'un rapatrié originaire de cette wilaya et mis en quarantaine à Oran était en fuite.

Les résidents de cette cité ont rapidement alerté la Gendarmerie nationale de peur de voir la pandémie de coronavirus se propager dans cette wilaya, rapporte le journal Echourouk. Le rapatrié était en confinement au complexe Les Andalouses d’Oran depuis son arrivée, il y a deux jours, de France.

Après avoir appris sa fuite, son frère, habitant du quartier en question, a tenté de convaincre un de ses voisins d'aller à sa recherche pour la ramener à Sidi Bel Abbes, en contrepartie d'une somme de 5 500 DA. Conscient du danger d'une telle requête, le voisin décline l’offre et met au courant l’ensemble des habitants. Aussitôt, ces derniers se sont organisés en groupes pour surveiller l’entrée de la cité, d’autant plus que le frère du rapatrié se serait vraiment déplacé à Oran pour chercher son frère.

Selon le média arabophone, au chef-lieu de cette wilaya de l'Ouest algérien, les mesures de prévention contre la propagation de la pandémie de coronavirus sont appliquées à la lettre. En effet, les cafés et les restaurants sont fermés et les rues sont pratiquement vides, surtout après l’enregistrement d’un cas de coronavirus qui travaille dans l’entreprise de gestion du tramway.

Cependant, en dehors de la ville, précise la même source, les lieux grouillent de monde. Les principales consignes de prévention sont foulées au pied. Par exemple, dans le quartier "Al Djazeera", connu sous le nom Essouas, un grand mariage s’est tenu récemment. Il a été célébré par un nombre important de personnes, en l'absence totale des autorités, pourtant avisées.

Une inconsciente qui témoigne d’un manque de sensibilisation flagrant à l'adresse des citoyens. Cette défaillance peut s'avérer dramatique dans certaines régions qui n'ont été touchées ni par les campagnes de sensibilisation de proximité, ni par les opérations de stérilisation et de désinfection.