Des spécialistes, réunis via une visioconférence, viennent de tirer la sonnette d'alarme et appellent à passer au dépistage massif. Ils appellent à prendre de nouvelles mesures urgentes pour freiner la propagation du nouveau coronavirus et éviter un scénario catastrophique.

En effet, le Pr. Kamel Bouzid, chef du service oncologie au Centre Pierre et Marie Curie (CPMC) et président de la Société algérienne d'oncologie médicale, estime que l'heure est grave surtout que l'Algérie vient de dépasser le seuil de mille nouveaux cas de contamination par le coronavirus et vient d'enregistrer plus de cent décès.

Pour Kamel Bouzid, il existe deux attitudes stratégiques de deux grosses expériences à suivre, la première asiatique et allemande, la seconde européenne, « les résultats en sont significatifs en faveur de l'expérience asiatique et allemande » estime-t-il. Dans ce contexte il appelle à aller vers un dépistage massif de la population le plutôt possible pour pouvoir gagner la guerre contre le coronavirus.

L'expérience asiatique et allemande mise en avant

L'expérience asiatique et allemande consiste en le dépistage massif de la population, tandis que l'expérience européenne consiste en l'emploi du confinement comme stratégie pour endiguer la propagation du virus. En Algérie, il n'est pas nécessaire d'aller vers le confinement total de la population, puisque, selon le Pr. Bouzid, ni la mentalité algérienne ni les conditions de vie d'une certaine frange de la société ne permettent d'employer cette stratégie.

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La meilleure solution, selon le chef du service oncologie au CPMC, est d'opter pour le dépistage massif de tous les sujets, y compris asymptomatiques. Il a précisé aussi qu'il faut généraliser les tests de dépistage sur l'ensemble du territoire national dans les plus brefs délais.

Lors de son intervention, Kamel Bouzid affirme que l'Algérie dispose de moyens pour aller vers un dépistage massif de la population. En outre, le président de la Société algérienne d'oncologie médicale, préconise à impliquer dans cette démarche les laboratoires des hôpitaux et ceux du secteur privé.

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