Les forces françaises ont abattu mercredi dernier, Abdelmalek Droukdel, chef d'Al-Qaida au Maghreb islamique. Le terroriste était une cible majeure lors de l'opération menée par les forces françaises dans la zone frontalière entre l'Algérie et le Mali.

En effet, l'armée française a mené l'opération au nord des Adras, à 80 kilomètres à l'est de la ville malienne Tessalit (à 20 km de la ville algérienne de Timiaouine). Ainsi, l'opération a impliqué un module d'hélicoptères qui ont déposé deux commandos au sol, appuyés par une composante aviation. En outre, la neutralisation du leader Droukdel, l'armée française a également neutralisé Toufik Chaïb, un autre émir de l'organisation terroriste.

"C'est une opération qui est importante pour nous puisqu'elle marque un succès important dans la lutte contre les groupes armés terroristes" a déclaré aujourd'hui Frédéric Barbry, porte-parole de l'Etat-major des armées françaises. Lors de sa neutralisation, le chef terroriste était accompagné "d'un petit groupe" d'hommes. L'armée française a pu "formellement identifier" son corps, selon le porte-parole de l'Etat-major. Notons que la France avait informé plusieurs pays de la tenue de cette opération, afin d'assurer un soutien terrestre et empêcher les terroristes de fuir.

Par ailleurs, lors de l'opération, un terroriste, dont l'identité reste secrète, s'est rendu à l'armée française. La liquidation de Droukdel représente un coup dur pour l'organisation terroriste en Afrique du Nord. Selon de nombreux observateurs, cet événement pourrait siffler la fin de la partie pour AQMI.

Abdelmalek Droukdel, condamné cinq fois à mort par contumace, fut une figure de l'islamisme radical en Afrique. Aujourd'hui liquidé, il est presque certain de voir Abou Oubeida El-Annabi lui succéder à la tête de l'organisation djihadiste.

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