Une vidéo d'une infirmière franco-algérienne violemment interpellée mardi 16 juin à Paris, lors de la manifestation des soignants a fait le tour de la toile ,et relancé le débat sur les violences policières en France. Farida Chikh, âgée de 50 ans, a été tirée par les cheveux par un policier avant qu'elle ne soit mise à terre pour être menottée par plusieurs policiers qui se sont massés autour d'elle. Pendant son arrestation, un autre groupe de policiers est venue faire barrage aux journalistes pour les empêcher de filmer cette scène d'une violence inouïe.

L’infirmière originaire de Kabylie qui habite dans le département d'Ivry (94) a travaillé pendant toute la crise du Covid-19. Elle était évacuée par la police le visage ensanglanté. Etant asthmatique, Farida Chikh a réclamé plusieurs fois son inhalateur Ventoline sans que les policiers ne lui permettent de le prendre. Bien au contraire, les éléments de la police continuaient à la plaquer au sol.

La fille de l’infirmière s'est indignée de cette arrestation . Elle a écrit : "Cette femme, c'est ma mère. 50 ans, infirmière, elle a bossé pendant 3 mois entre 12 et 14 heures par jour. A eu le covid. Aujourd'hui, elle manifestait pour qu'on revalorise son salaire, qu'on reconnaisse son travail. Elle est asthmatique. Elle avait sa blouse. Elle fait 1m55 ".

Suite à cette arrestation, un rassemblement a été organisé devant le commissariat du 7e arrondissement de la ville de Paris pour exiger la libération, de l’infirmière. Certains députés de la France insoumise étaient présents, notamment Eric Coquerel, Mathilde Panot et Danièle Obono. Quant à Jean-Luc Mélenchon, il a twitté «Libérez Farida, l'infirmière».

Farida chikh, originaire d'Algérie, a été placée en garde à vue  pour «outrage et jets de projectiles sur les forces de l'ordre». Une accusation que sa sœur réfute. Elle assure qu'elle manifestait pacifiquement quand elle a été arrêtée.

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