Les centres de dépistage de la covid-19 sont submergés ces derniers jours. Ils n'arrivent plus à répondre à la demande grandissante suite à la nouvelle flambée des contaminations. Ces centres sont aussi sous pression à cause de la multiplication des enquêtes épidémiologiques à travers le territoire national.

Ainsi, contrairement aux déclarations des officiels, les tests de dépistage sont le point faible de la lutte contre la pandémie. L’Algérie n'a réalisé que 100 000 tests, depuis le début de la pandémie pour une population qui dépasse 40 millions d’habitants. Une chiffre qui est très insuffisant pour faire face à cette crise sanitaire.

Les trois annexes de l'Institut Pasteur d'Algérie (IPA) et les centres de diagnostic au niveau des CHU et des universités sont sous pression alors que leurs moyens sont limités. Ils sont destinataires de milliers de prélèvements ces derniers jours pour le diagnostic de la Covid-19, dont la majorité représente les cas contacts asymptomatiques. Une demande immense à laquelle ces centres n'ont pas les capacités de répondre vu leurs capacités réduites et le manque de réactifs pour effectuer les dépistages nécessaires.

Le manque de dépistage contribue à la saturation des hôpitaux

Cette pression sur ces centres fait que les résultats prennent beaucoup de temps pour être communiqués. Un paramètre qui fausse inéluctablement les bilans quotidiens communiqués par les autorités.
Ces retards impactent aussi la cadence d'hospitalisation et d'occupation de lits dans les hôpitaux, étant donné que les cas suspects sont hospitalisés en attendant les résultats des tests. Ces patients ne peuvent être libérés jusqu'à l'arrivée des résultats des tests puisqu''ils présentent les symptômes de la covid-19. Ils  contribuent à la saturation des services d'hospitalisation .

Cette situation est vécu de la même manière notamment au CHU de Blida et à ceux de Beni Messous, de Mustapha Bacha et Nefissa Hamoud (ex-Parnet), à Alger. Elle est confirmée par le directeur de l’Institut Pasteur d’Algérie, Fawzi Derrar. Ce dernier affirme que «les centres de diagnostic répartis sur le territoire national dont les annexes de l’IPA sont submergées ces dernières semaines avec la recrudescence de nouveaux cas de Covid-19 après l’Aïd El Fitr, suite aux regroupements familiaux lors des mariages et de fêtes». Fawzi Derrar ajoute que «l’augmentation de la cadence nécessite des investissements supplémentaires dans les équipements».

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