Un Algérien ex-membre du Groupe islamique armé (GIA), une organisation terroriste algérienne, a été interpellé à Rennes au nord-ouest de la France. Merouane B. est l’un des plus vieux assignés à résidence de France. Il a été placé en garde à vue, sans raison apparente, selon les propos de son avocat, indique ce samedi 8 août, le média français Marianne.

Selon la même source, le ressortissant algérien a été placé en garde à vue, mardi 4 août, sans raison valable. Son avocat Me Laurent Pasquet-Marinacce, compte assigner l’Etat pour « faute lourde ». En effet, cela fera bientôt une décennie entière que l'on change de résidence à cet ancien membre du GIA. Ce dernier vit sous de strictes mesures de sûreté. Des mesures réservées aux auteurs d’infractions terroristes libérés mais jugés encore dangereux.

L'avocat de l'Algérien compte assigner l’Etat pour « faute lourde »

Merouane B. a été placé en garde à vue sans raison valable, selon son avocat, Me Laurent Pasquet-Marinacce, dénonçant une « terreur bureaucratique ». Ce dernier compte assigner l’Etat pour « faute lourde ». L’avocat soutient que si cette procédure aboutit, elle astreindra l’Etat français à verser des dommages et intérêts à son client.

« Il a été humilié, placé en garde à vue devant sa femme qui a fait 500 kilomètres. C’est ce genre de violences qui peut provoquer des drames », estime son avocat, qui a déclaré que « tout est fait pour lui interdire une vie privée et saboter son projet de s’installer en France ». Y a-t-il une volonté de l'expulser vers l'Algérie ?

A noter qu’en 2006, onze ans après les attentas à la bombe du GIA contre la ligne B du RER à Paris, Merouane B. est condamné à dix ans ferme dans le procès des « filières tchétchènes ». Le ressortissant algérien est libéré en 2011 après avoir purgé sa peine. Bien avant les attentats de Merah, des frères Kouachi, des commandos du 13-Novembre. Bien avant un durcissement des peines de prison pour terrorisme. Malgré cela, l'homme représente aux yeux des services de l’Etat, une menace pour la sécurité nationale.

Ainsi, depuis sa libération, l'Algérien de 46 ans a été contraint de pointer quatre fois par jour à la gendarmerie. Il ne peut donc guère s’éloigner de son domicile provisoire, une petite chambre d’hôtel située dans l’ouest de la France.

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