Le coronavirus présent ces derniers temps en Algérie est moins virulent parce qu'il est en train de muter afin de s'adapter. C'est ce que pense le Professeur Kamel Senhadji, président de l'Agence nationale de sécurité sanitaire, qui n'écarte pas cependant l'idée d'un retour au confinement en Algérie.

Dans un entretien sur TSA, le spécialiste en immunologie affirme que le virus peut avoir adopté un nouveau comportement. Il est possible que le virus "s'adapte au corps humain sans le tuer", indique le Pr. Senhadji qui se dit optimiste "dans la mesure où on constate que la sévérité de cette infection est moins prégnante et moins catastrophique".

"Les virus hautement pathogènes et qui sont tueurs ne peuvent pas survivre s’ils tuent leur cible, parce qu’ils ne peuvent pas prospérer" explique Kamel Senhadji qui précise que les virus mutent de façon à ce qu'ils survivent dans le corps du patient. "Cette mutation va dans le bon sens et c'est cela qui va aider à développer nos défenses immunitaires" ajoute-t-il.

La population pourrait se passer de la vaccination

"On peut s’immuniser et on peut peut-être envisager qu’une bonne frange de la population se passe de la vaccination (contre la Covid-19) et ne vacciner que les personnes vulnérables : malades chroniques, personnes âgées, personnes avec immunodéficitaires, etc" fait encore savoir le Professeur Senhadji avec un certain optimisme.

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Par ailleurs, le même immunologue pointe du doigt le non-respect des mesures préventives constaté au sein de la population, particulièrement parmi les jeunes. Il estime à ce propos que cette situation pourrait amener à un retour au confinement en Algérie.

"A un moment donné, on va être rattrapé par cette négligence, et vous allez voir dans quelques jours probablement qu’on sera obligés de resserrer un peu les vis par rapport au confinement lequel a donné des résultats" affirme-t-il, appelant à respecter les règles d'hygiène pour endiguer la propagation du virus.

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