Le ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, Abderrahmane Benbouzid, s’est exprimé une nouvelle fois sur la situation sanitaire de l’Algérie. Dans une déclaration accordée au quotidien francophone Liberté, le premier responsable du secteur de la santé a dressé son bilan de la campagne de vaccination et a évoqué la détection du variant britannique du coronavirus en Algérie. 

Abordant la campagne de vaccination, qui a été très critiquée en raison du retard dans l’approvisionnement des vaccins, le ministre de la Santé, Abderrahmane Benbouzid, estime et rassure que l’opération se déroule « dans la sérénité totale ». Il explique que l’Algérie, comme tous les autres pays du monde, a été contrainte d’accepter les conditions imposées par les fournisseurs du vaccin, en raison de l’urgence de la situation.

Le ministre rappelle que les autorités du pays ont engagé des négociations avec un certain nombre de pays producteurs de vaccins, notamment la Russie, la Chine et la Grande-Bretagne. Les doses réceptionnées jusqu’ici ont été distribuées, selon Benbouzid, sur l’ensemble du territoire national. Il révèle, cependant, que certaines wilayas ont reçu 1 000 doses, tandis que d’autres en ont reçu un peu moins, sans préciser sur quel critère a été faite la distribution.

Les autorités parviendront-elles à vacciner 20 millions d’Algériens ?

Le ministre de la Santé a réaffirmé, dans son entretien, que les autorités du pays visaient à vacciner 70% de la population, même si l’OMS recommande de vacciner 50%. Il explique, à ce propos, qu’il faut 40 millions de doses pour vacciner 20 millions d’Algériens. Cependant, Benbouzid estime que le nombre de personnes vaccinées atteindra 15 millions, soit 60% de la population ciblée, puisqu’il faut considérer les personnes contaminées, celles qui montrent de la réticence et les populations des wilayas qui enregistrent zéro cas depuis longtemps et qui ne veulent pas être vaccinées.

Par ailleurs, le variant britannique du coronavirus ne semble pas inquiéter Benbouzid. Selon lui, « il n’y a pas lieu de s’alarmer », car ce nouveau variant « finira par être éradiqué par la vaccination ». Le premier responsable de la santé en Algérie rappelle qu’il existe une dizaine de pays avec des centaines de variants. « Lorsqu’un virus mute, il devient plus résistant. Plus il y a de virus, plus il y a des variants et plus la pandémie dure », a-t-il souligné.

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