Le ministère de l’Intérieur a annoncé, jeudi 22 avril, avoir engagé des procédures judiciaires contre la militante Zoubida Assoul. Il lui est reproché, selon un communiqué du ministère, de « s’adonner à des activités sous le couvert de son parti l’Union pour le changement et le progrès (UCP) » qui se trouve dans une situation « non conforme à la loi ».

Selon un communiqué du ministère de l’Intérieur, publié sur sa page Facebook, Zoubida Assoul « ne requiert pas la qualité légale » de présidente du parti l’UCP, conformément aux lois régissant les activités politiques.

Le département de Kamel Beldjoud souligne que l’Union pour le changement et le progrès se trouve dans une situation « non conforme à la loi », précisant avoir déjà « adressé une mise en demeure » à Mme Assoul pour « assainir la situation de son parti ». De ce fait, le ministère de l’Intérieur lui fait « porter la responsabilité des conséquences qu’induiront cette situation non réglementaire et ses agissements ».

Le ministère de l’Intérieur indique que vu que le parti UCP « n’a pas répondu » à sa mise en demeure pour régulariser sa situation conformément à la loi, il a entamé les « procédures légales devant les instances judiciaires spécialisées ». Il estime que la concernée est « allée trop loin avec des comportements en contradiction avec les dispositions régissant le travail des partis politiques. »

Pour rappel, l’Union pour le changement et le progrès (UCP) de Zoubida Assoul ne participera pas aux élections législatives, prévues le 12 juin. La décision a été entérinée lors de la session ordinaire du Conseil national du parti, tenue samedi 27 mars.

Le parti de Zoubida Assoul soutient que les élections prochaines ne sont « qu’une manœuvre du pouvoir pour se recycler avec les mêmes pratiques et mécanismes, et les mêmes visages responsables en partie de la crise actuelle ».

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