Les Algériens sont de plus en plus agacés par les coupures d’Internet à cause de l’examen du baccalauréat. Cette mesure, prise pour la cinquième année consécutive, est jugée disproportionnée et surtout archaïque pour les internautes, notamment ceux qui ont besoin de cet outil pour travailler.

Ainsi, ce lundi 21 juin, au deuxième jour de l’examen du Bac, la connexion reste toujours perturbée. Elle est lente par moments et totalement impossible par d’autres. Cette situation irrite au plus haut point les Algériens qui sont nombreux à dénoncer l’incapacité du gouvernement à trouver une alternative à cette mesure.

Cette mesure, unique dans son genre de par le monde, suscite l’incompréhension et surtout le désarroi parmi les opérateurs économiques dont l’activité est liée à la connexion Internet. Pour beaucoup, elle est en contradiction avec le discours officiel qui fait du développement des startups et de l’économie numérique une priorité.

Des internautes se demandent pourquoi recourir à cette solution qui porte préjudice à une économie déjà très fragilisée. D’autres soulignent que ces coupures sanctionnent les usagers des services publics. La délivrance de documents administratifs n’étant désormais plus possible sans la connexion Internet, les citoyens voulant se faire établir des papiers se retrouvent dépités. Ceux qui veulent retirer ou déposer de l’argent dans les banques ne peuvent pas non plus le faire en raison de ces coupures Internet. Les Algériens dénoncent aussi le silence d’Algérie Télécom qui n’a pas communiqué sur ces coupures.

Les spécialistes, quant à eux, restent dubitatifs. Ils font observer que d’autres moyens plus simples peuvent être utilisés pour diminuer le risque de fraude aux examens. Ces experts préconisent tout simplement d’interdire les appareils de télécommunication dans les centres d’examen ou de placer des brouilleurs de réseaux pendant les épreuves. Par ailleurs, des internautes rappellent la promesse de Abdelmadjid Tebboune faite il y a seulement une année. Le chef de l’Etat s’était engagé à ne plus couper la connexion Internet, évoquant l’impératif de faire appel à d’autres moyens pour lutter contre la fraude aux examens de fin d’année.