Le phénomène des camps de migrants est devenu monnaie courante en France. Un peu partout, des campements de sont installés d’une façon illicite. Une situation qui pousse les pouvoirs publics à procéder à l’évacuation de ces campement, parfois en recourant à la force. C’est d’ailleurs ce qui s’est passé ce mardi 14 septembre à Strasbourg.  

En effet, une centaine de migrants, dont une trentaine d’enfants, ont été évacués de leur campement ce mardi 14 septembre par la police à Strasbourg. Selon Les Dernières Nouvelles d’Alsace, cette opération a été menée par une cinquantaine de CRS. Et a débuté vers 6 h 30 et se serait déroulée dans le calme.

Une centaine de migrants évacués de leur campement à Strasbourg

Dans un communiqué diffusé ce mardi 14 septembre, la préfecture du Bas-Rhin évoque les « risques pour la sécurité sanitaire des occupants et des nuisances pour les riverains » pour justifier cette évacuation. « L’ensemble des services de l’État compétents est mobilisé pour mener cette opération » précise la Préfecture. « Les personnes présentes sur le site seront prises en charge et hébergées au vu de leur situation personnelle et administrative », écrit encore la préfecture du Bas-Rhin à propos de ces personnes, pour la plupart des migrants.

Près de deux tiers des migrants sont demandeurs d’asile en France

Il s’agit principalement de ressortissants géorgiens, moldaves, yéménites, ukrainiens et également afghans, selon France 3 régions. Près de deux tiers d’entre eux sont demandeurs d’asile, d’autres sont déboutés, ou sous protection subsidiaire.

« L’opération a été menée sans aucun incident. Ça s’est hyper bien passé. Ce démantèlement, on l’attendait, on est très contents » affirme Sabine Carriou, membre de l’association Les petites roues, qui suivait de près les personnes du campement.

La préfecture assure dans son communiqué que « les personnes seront prises en charge et hébergées au vu de leur situation personnelle et administrative ». Certains demandeurs d’asile pourront être logées par l’État mais ceux qui ne rentrent pas dans les critères stricts de la procédure risquent d’être reconduits à la frontière, selon Rue 89 Strasbourg.