La Coupe du Monde de la FIFA 2022, l'une des plus controversées de l'histoire du football, aurait tout le soutien du chef de l'État algérien Abdelmadjid Tebboune. Dans un tweet publié aujourd'hui, le 31 octobre 2022, l'agence de presse qatarie Qatar News Agency a publié des citations attribuées au chef de l'État louant « les capacités organisationnelles du Qatar » tout en dénonçant ce qu'il aurait appelé « les compagnes douteuses » visant ce pays.

« La coupe du Monde du Qatar sera gravée dans l'histoire du football », peut-on lire sur le tweet de Qatar News Agency. Et d'ajouter : « car le Qatar va surprendre tout le monde avec ses capacités organisationnelles, et ce dans tous les domaines ». D'après la même source, Abdelmadjid Tebboune aurait, sur la même lancée, exprimé un soutien indéfectible à ce pays objet d'une multitude de critiques, notamment quant aux moyens qu'il a employés pour accélérer les préparatifs de la compétition mondiale. « L'Algérie exprime son soutien indéfectible au Qatar, et dénonce les compagnes douteuses qui le vise », peut-on lire sur le tweet.

Coupe du Monde 2022 : ce qu'on reproche au Qatar

Le chef de l'État algérien aurait, en outre, loué la diplomatie qatarie qui se tiendrait éloignée des intérêts restreints. « La vision équilibrée et l'écartement de la langue des intérêts, sont les deux facteurs importants que la diplomatie qatarie a employés pour le règlement des conflits », aurait-il affirmé à Qatar News Agency.

Ce soutien, qui vient en plein déroulement du Sommet de la ligue arabe à Alger, ne peut qu'être utile, puisque l'hôte de la plus prestigieuse compétition de football fait l'objet de plusieurs plaintes aussi sérieuses les unes que les autres. D'ailleurs, pour rappel, beaucoup de villes ont décidé de boycotter cette Coupe du Monde au Qatar, et ce pour plusieurs causes : climatisation des stades et réchauffement climatique, conditions de travail déplorables[1]Qatar 2022, une Coupe du Monde entachée par la mort de milliers de travailleurs migrants, droits de l'homme… Ces éléments provoquent l'indignation d'une partie du public, de la presse et même de beaucoup d'organisations de défense des droits de l'Homme.