l'ADN comme ultime recours aux enfants nés sous x

En partenariat avec maghrebelle

Une conférence a eu lieu cette semaine à Alger, sous le titre de «La recherche obligatoire de l’ADN pour le droit à l’identité de l’enfant sans obligation de mariage». Afin de mettre en exergue ces textes de loi qui ne protègent guère les enfants nés sous x.

Le dossier des enfants nés sous x en Algérie, est un dossier poussiéreux. Les ministres se succèdent et personne ne veut lui consacrer des efforts et du temps. Pendant toutes ces années, les enfants nés sous x demeurent marginalisés et exclus de la société algérienne. Et pour cause, dans la majorité des cas, un enfant né sous x ne peut accéder à ses origines vu que l’accouchement se fait d’une manière totalement anonyme.

Présente à cette  conférence,  Maître Fatima Benbraham, avocate et militante pour les droits de l’homme, a plaidé pour le droit à l’identité de l’enfant sans obligation de mariage. Selon elle, la justice doit impérativement obliger les géniteurs de l’enfant à  laisser une trace de leur identité et donner leur nom -dans le secret-. Cette procédure permettra à l’enfant, une fois majeur,  d’avoir accès aux informations détaillées sur l’identité et l’origine de ses géniteurs.

Le gouvernement Algérien interdit, formellement, à tous les laboratoires d’effectuer un teste ADN.  Pour une telle opération il faut une ordonnance du procureur de la République. Cependant aucun procureur ne veut délivrer ce document. Idem du côté des juges qui eux aussi, prétendent ne pas avoir ce pouvoir. Ce manque d’autorité et de responsabilité laisse des centaines d’individus dans un sombre désarroi .

Maître Benbraham précise que les femmes qui accouchent sous X en Algérie, ne sont pas tenues de divulguer leurs identités. Elles deviennent alors, introuvables après l’accouchement. Elle relève que le droit musulman se prononce en faveur de l’enfant.  à l’époque du prophète Mohammed (Qsssl), l’accouchement sous x a été en quelque sorte aboli. voilà pourquoi il est urgent d’agir en faveur des enfants nés sous x, en rendant le teste ADN accessible, mais aussi en complétant et renforçant ces textes de loi « stériles ».

Lu sur Maghrebelle.