Ali Benflis, président de Talaïe El hourriyat
Ali Benflis, président de Talaïe El Hourriyat

Ali Benflis, président du parti Talaïe El Hourriyet n’a pas été tendre avec le système politique lors d’un rassemblement organisé par le Bureau territorial du parti à Sétif. L’ancien chef du gouvernement a été particulièrement sévère dans son analyse de la situation générale du pays qu’il qualifie « d’impasse politique globale et totale » dont « les manifestations accréditent, chaque jour, une fragilisation continue de l’Etat national ».

« C’est le système politique algérien tout entier qui est en crise. Il représente la crise mère dont découlent toutes les autres crises qu’elles soient politiques, économiques ou sociales », a déclaré Ali Benflis devant les militants de son parti, ajoutant que ce système « a atteint ses limites. Il est à bout de souffle. Il n’a plus d’énergie pour s’adapter ni pour se renouveler. Il est dans l’incapacité intrinsèque de suivre la marche accélérée de son environnement et de son temps. Il est dans la même incapacité d’accompagner les profondes mutations de notre société qui ne s’accommode plus d’une gouvernance archaïque en déphasage total par rapport aux exigences et aux enjeux du XXI ème siècle ».

Pour le président de Talaïe El Hourriyet, un système politique se juge sur ses résultats et c’est par ses résultats que se mesure son échec ou sa réussite, d’où sa conclusion que le système en place « est le premier responsable de la faillite économique du pays qui demeure otage de la conjoncture énergétique mondiale, vulnérable au moindre de ses retournements et soumis au sort qu’elle veut bien lui réserver ».

Ce même système, considère-t-il encore « est à l’origine de la crise sociale dans laquelle se débat notre pays et qui peut nier que la crise actuelle de la société algérienne est, en tout premier lieu, liée à ces référents, à ces repères et à ces valeurs que le système politique dominant a dévoyés ou vidés de leur sens ».

Sur un autre volet, Ali Benflis a discouru sur le patriotisme qui ne serait être, estime-t-il un monopole comme tous les autres monopoles politiques, économiques et sociaux que le pouvoir politique en place dans notre pays s’arroge et dont il fait bénéficier qui il veut et en exclut qui il veut ». Il estime que ce pouvoir politique “entend être le distributeur exclusif des brevets de patriotisme”, car, “le véritable patriotisme ne peut être manipulé ou instrumentalisé car il est hors d’atteinte : il est dans le cœur, il est dans l’esprit et il est dans la conscience des patriotes ».

« Le patriotisme ce n’est pas la soumission absolue aux gouvernants qui entendent se confondre avec la patrie en prétendent incarner à eux seuls l’Etat, la Nation et la société dans leur ensemble », a encore ajouté Ali Benflis. Il faut rappeler que le parti d’Ali Benflis, membre de l’ICSO, de la CNLTD et du Pôle du changement est l’une des rares formations à boycotter les prochaines élections législatives.

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