Rebrab-Bouteflika: la réconciliation

Comme annoncé par Observ’Algérie, récemment, la réconciliation entre le chef de l’Etat, Abdelaziz Bouteflika, et P-DG de Cévital Issad Rebrab a eu lieu. En effet, les deux hommes ont pu « aplanir » les différends qui les opposent depuis quelque temps pour donner lieu à une entente comme celle qui avait caractérisée les relations entre les deux hommes au début du règne de Bouteflika.

Observ’Algérie a fait état de la désignation, tout récemment, du groupe Cévital au Haut comité intersectoriel de la maîtrise de l’énergie. C’était, en effet, le signe de la réconciliation entre Rebrab et les Bouteflika. Cette même information a été confirmée, quelques jours plus tard par sa publication au Journal officiel.

Mais indépendamment de ces informations qui étaient, à vrai dire, du domaine public, un responsable politique a bien joué le rôle du réconciliateur entre le patron de Cévital et les Bouteflika. Il s’agit d’Ahmed Ouyahia, chef de cabinet à la présidence de la République et patron du RND. Ce dernier, selon des indiscrétions, a joué l’intermédiaire entre Rebrab et les Bouteflika.

Il aurait, comme l’a dit notre source « touché un mot au chef de l’Etat », concernant « le cas Rebrab ».  Notre source a précisé, par ailleurs, qu’Ahmed Ouyahia aurait intervenu auprès, notamment, de Saïd Bouteflika et de certains conseillers du chef de l’Etat.

Notre source a souligné que le chef du RND a pris à bras le corps cette mission. « Il a été sollicité par Rebrab qui lui a fourni un dossier en béton pour plaider sa cause auprès des Bouteflika », a-t-elle dit, précisant que Rebrab a fait valoir « le fait que son groupe n’a bénéficié d’aucune subvention de l’Etat concernant le sucre et l’huile », contrairement « aux autres intervenants dans le même secteur ».

« L’Etat a déboursé près de 100 millions d’euros dans la subvention du sucre et de l’huile entre 2011 et 2015 et Cévital n’a pas pris un centime de cette somme », a dit notre source qui considère que cet argument, à lui seul, « a convaincu le chef de l’Etat », compte-tenu « de la crise économique qui frappe de plein fouet le pays ».

« Ouyahia a mis aussi en avant le fait que les adversaires de Rebrab proche des Bouteflika tirent un grand profit de son exclusion des subventions de produits de large consommation », ajoute encore notre source, citant la Belle, les Kouninef, Cogral…

Pour rappel, Issad Rebrab a vu tous ses projets proposés pour réalisation bloqués au sommet de l’Etat. Le patron de Cévital s’est vu exclure de plusieurs rencontres nationales et internationales des investisseurs.

La meilleure illustration de la guerre ouverte entre Rebrab et les Bouteflika est l’annulation du rachat par Cévital du groupe El Khabar, l’été dernier. Mais depuis le dernier trimestre de l’année écoulée, Ouyahia s’est lancé dans cette mission pour réconcilier Rebrab et les Bouteflika, dont le but, disait-il, « de booster l’économie nationale » et de « gagner un investisseur reçu et aider ailleurs ».

 

 

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