Photo archives : usine d'assemblage automobile en Algérie
Photo archives : usine d'assemblage automobile en Algérie

Lors  d’une conférence de presse donnée par le ministre de l’industrie, hier au forum d’El Moudjahid, Yousef Yousfi a  déclaré  qu’un bon nombre important de  nouvelles demandes d’investissements, dans le secteur automobile, ont été déposées auprès du ministère de l’Industrie et des mines.

« Il y a beaucoup de demandes », a affirmé le ministre de l’Industrie et des mines. « Des dizaines, de toutes nationalités », a-t-il ajouté, expliquant que ces requêtes sont en études, et que la décision finale de leur donner des autorisations ou non relève du Conseil National de l’Investissement (CNI).

« Nous avons besoin d’avoir une industrie automobile dans le pays, nous ne pouvons pas continuer éternellement à importer des voitures toutes faites et faire travailler des employés dans d’autres pays », a insisté le ministre de l’Industrie pour qui la création de cette industrie nécessitera du temps.

« Ça ne se fait pas en un an, ça ne se fait pas en deux ans, ça ne se fait pas en cinq ans. Il faut beaucoup plus de temps, il faut des milliers et des milliers d’entreprises et de sous-traitants qui fabriquent les 30000 à 50 000 composants qui rentrent dans la fabrication automobile »

Les prix de l’automobile devraient baisser de 20 à 30 % vers la fin 2019 :

Concernant les prix des voitures,  le ministre a réaffirmé ce qu’il avait déclaré lors de sa visite officielle dans la wilaya de Batna, fin septembre:  « Quand la production s’accroît, on peut alors parler des prix. Les prix des voitures pourraient alors baisser de 20 à 30%  vers la fin de 2019 » a-t-il déclaré tout en expliquant que « le prix de la voiture assemblée ne doit guère dépasser celui de la même voiture importée les industriels doivent alors  respecter le cahier des charges en augmentant progressivement le taux d’intégration qui, au fur à mesure qu’il progresse, les prix baisseront graduellement ». Il a ajouté que des véhicules seront bientôt montés en Algérie et commercialisés sur le marché national à moins de 100 millions de centimes. Il n’a, cependant, fourni ni le nom du constructeur, ni la marque, ni le modèle en question.

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