Un nouveau feuilleton s’annonce entre l’homme le plus riche d’Algérie Issad Rebrab et ses adversaires et concurrents, dans un pays où les lobbys exercent leur influence sur l’économie nationale grâce au clanisme politique.

En effet, une information persistante faisant état de déclarations d’Issad Rebrab déplorant le lobbying des frères Kouninef pour bloquer les investissements de CEVITAL, révélées par un banquier français et relayées par un journal électronique algérien, remet au devant de la scène le nom d’une fratrie méconnue des algériens.

Milliardaires, proches de la présidence algérienne, très puissants et très influents mais très discrets.  Qui sont les frères Kouninef ?

Le groupe KouGC a été fondé dans les années 70 par le père des trois frères Karim, Noah et Réda. Il serait un ami très proche du chef de l’Etat Abdelazize Bouteflika selon des sources se disant très bien informées en expliquant l’ascension fulgurante de ce groupe depuis 1999.

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Connus comme des soutiens financiers indéfectibles des campagnes électorales de Bouteflika depuis 1999 jusqu’au quatrième mandat, le groupe KouGC appartenant à la famille Kouninef est géré par les trois frères Karim, Noah et Réda, dominant les filiales du groupe spécialisé initialement dans la construction, le bâtiments, et les travaux publics, mais présent dans plusieurs autres secteurs à l’image de Téléphonie mobile et l’agroalimentaire.

Le conflit d’intérêts qui serait derrière la confrontation entre Issad Rebrab et les frères Kouninef, serait les tentatives de ces derniers de se tailler des parts de marché dans l’agroalimentaire, avec deux unités de raffinage d’huile installées au port d’Alger. Un secteur dominé par le plus grand Groupe privé algérien CEVITAL.

Issad Rebrab aurait demandé l’aide des banques françaises pour financer «la relance des usines de l’aciérie de Piombino dans la région de Toscane, en Italie» après le refus de la banque d’Algérie «de l’autoriser à transférer ses devises», en accusant les frères Kouninef d’être «derrière tous les blocages» qu’il subit en Algérie, selon AlgériePart.