La loi des finances complémentaire 2018 (LFC 2018) adoptée il y a quelques jours en conseil des ministres, consacre dans son article 06 la suppression de l’exonération de la TVA accordée préalablement aux usines de montage automobile par les dispositions de l’article 61 de la loi de finances complémentaire de 2009.

En effet, ledit article de la récente loi de finances complémentaire pour  2018, explique que  les usines de montage automobile présentes en Algérie ne bénéficieront plus de l’exonération de la TVA,  jusque-là accordée pour rendre le véhicule fabriqué localement plus compétitif en matière de prix par rapport aux véhicules importés. Cependant aujourd’hui, cette mesure n’a plus sa raison d’être, du fait que les importations  des véhicules sont soumises au régime des licences -non accordées- ces derniers temps.

De plus, selon le ministère de l’industrie, la production locale des véhicules automobiles, couvre actuellement l’essentiel de la demande nationale. L’entrée en vigueur de cet article 6 de la loi de finances complémentaire, va donc provoquer la hausse des prix des voitures avec la suppression de l’exonération de la TVA, fixée à 19%, pour les producteurs locaux. Ces derniers n’auront par conséquent pas d’autre solution que d’augmenter les prix de leurs produits pour pouvoir les rentabiliser.

À titre d’exemple, une Renault symbol 1.5 Dci 85ch  qui coute actuellement 1.799.000 DA, coûtera  d’ici  la fin de l’été  2 140 810 DA, soit une augmentation de 340000 DA. Il est à rappeler en dernier lieu que le marché des véhicules produits en Algérie est touché depuis plusieurs mois par une campagne de boycott initiée sur les réseaux sociaux, en guise de protestation contre les prix des voitures qui dépassent pour certaines marques ceux des véhicules importés.