Les députés de l’opposition ont demandé la suppression de la Taxe sur la valeur ajoutée (TVA) pour les usines d’assemblage automobile en Algérie. Cette taxe est contenue dans le Projet de loi des finances complémentaire 2018 (PLFC 2018).

L’opposition a ainsi demandé la suppression de l’une des mesures les plus controversées que contient ledit projet de loi, actuellement examiné par la Commission des finances de l’Assemblée populaire nationale (APN) et qui doit être voté prochainement en séance plénière.

Selon Ahmed Chérifi, député du Mouvement pour une société de paix (MSP) cité par TSA, la suppression de cette mesure a été demandée car elle « va sanctionner en premier lieu le consommateur qui devra payer plus cher sa voiture ». « La liste des avantages accordés aux constructeurs automobiles est longue. Le gouvernement aurait pu revoir son approche au lieu de sanctionner le consommateur qui aura à supporter une augmentation sur les prix des véhicules allant jusqu’à 20% » a expliqué, de son côté, le député du parti El-Adala Lakhdar Benkhellaf.

Toutefois, cette demande de l’opposition a été rejetée par la Commission financière de l’APN, qui a expliqué que l’exonération de la TVA accordée jusque-là aux usines d’assemblage automobile « n’a profité ni à l’État, ni au citoyen ». L’article 6 du projet de loi des finances complémentaire 2018 a, pour rappel, instauré la Taxe sur la valeur ajoutée (TVA) de 19% pour les constructeurs automobile qui en étaient jusque-là exonérés. Cette mesure fait notamment craindre une flambée des prix déjà jugés trop élevés des véhicules assemblés en Algérie, ce qui pourrait avoir un impact négatif sur l’avenir de cette industrie dans le pays.