La campagne électorale est prévue du 9 au 30 avril.
La campagne électorale est prévue du 9 au 30 avril.

La confection des listes aux prochaines législatives n’est pas de tout repos pour les parti en lice. C’est, en effet, à couteaux tirés que certains partis  ont entamé cette démarche. Qu’ils soient de l’opposition ou du pouvoir, cette épreuve reste des plus dures pour les formations politiques.

Au FLN, parti majoritaire, la guerre des tranchées est menée plutôt par des ministres. Ils sont nombreux à émettre le vœu de se porter candidat aux législatives. D’autres anciens ministres aussi veulent reprendre du service au sein de la chambre basse du Parlement.

Selon Djamel Ould Abbas, plusieurs ministres vont êtres candidats du l’ex-parti unique. A l’image de Tahar Hadjar, Abdelouahab Nouri, Boudjemaâ Talaï, Abdesselam Chelghoum, Abdelmùalek Boudiaf et Aïcha Tagabou…, cette pléiade de membres du gouvernement seront, certainement, les têtes de listes FLN dans leurs wilayas respectives, ce qui ne manquera pas de susciter l’ire des militants qui attendent leur « tour » depuis quelques années.

Au FLN, seule candidature du Premier-ministre, Abdelmalek Sellal qui reste énigmatique tant et qu’elle est soumise, selon des indiscrétions, « au bon vouloir du chef de l’Etat ». Sauf qu’en réalité, une probable candidature de Sellal est synonyme d’une démission du gouvernement. Ce que le concerné ne veut en aucun cas accélérer, ouvrant ainsi la voie à son rival Ouyahia.

Chez l’alter égo du FLN, le RND, le monopole des actuels députés pose un réel problème à Ouyahia qui semble n’opposer aucun refus à la volonté des députés du RND de briguer, pour certains, un troisième ou un quatrième mandat, fermant ainsi la voie aux autres militants.

Au FFS, comme au RCD, la confection des listes risque de provoquer des remous au sein de ces deux formations. Même topo chez le PT qui n’a pas, pour le moment, communiqué sur la problématique, mais des informations font état d’un risque de fronde de la part de certains militants.

Le coup est ressenti avec violence chez les islamistes, notamment le MSP qui n’arrive pas à solutionner le problème posé par les militants du Front du changement de Menasra. Même situation à l’alliance Djaballah-Ennahdha-El Bina. Ce triumvirat risque jusqu’à l’implosion si Djaballah s’entête toujours à imposer ses hommes pour affaiblir ses nouveaux alliés, mais qui demeurent, toujours à ses yeux, ses rivaux au sein d’El Islah et d’Ennahdha.

Kahina Ouhocine

  • Recommandations

  • Qu'en pensez vous ?