Photo : Abdelaziz Bouteflika
Photo : Abdelaziz Bouteflika

Les critiques émises par l’ancien ambassadeur de France en Algérie, Bernard Bajolet à l’adresse du chef de l’État Abdelaziz Bouteflika dans un entretien accordé au Figaro, ne sont pas passées inaperçues du côté d’Alger.

Le Secrétaire Général du FLN, Djamel Ould Abbès a ainsi affirmé hier samedi à Alger que le chef de l’État, Abdelaziz Bouteflika « dirige le pays comme un maestro ». Une déclaration qui se veut une réponse aux affirmations de l’ancien ambassadeur français, qui avait affirmé que l’actuel chef de l’État « est maintenu en vie artificiellement », et qui a émis par ses déclarations des doutes sur les capacités d’Abdelaziz Bouteflika à diriger le pays.

Les déclarations de Bajolet et d’Ould Abbès interviennent, rappelons-le, dans un contexte de froid dans les relations algéro-françaises, alors qu’Alger a décidé  de retirer la protection policière de la représentation diplomatique française, en application du principe de réciprocité après que Paris ait refusé de répondre favorablement à la demande de l’ambassade algérienne en France qui avait requis une protection renforcée.

La question de la mémoire serait également, selon plusieurs observateur, un des facteurs déclencheurs du bras de fer entre Alger et Paris. Dans ce contexte, il est à rappeler que le président français a pris deux décisions capitales ces derniers jours : la reconnaissance de la responsabilité de la France dans la mort de Maurice Audin, ainsi qu’un hommage qui a été rendu à plusieurs harkis avant-hier vendredi. Deux décisions qui ne semblent pas être très bien vues par l’Algérie, qui demande depuis son indépendance une reconnaissance et des excuses officielles pour les crimes coloniaux français commis entre 1830 et 1962.

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