Le FFS réduit de la moitié les membres de son secrétariat
Le FFS réduit de la moitié les membres de son secrétariat

Le conflit né au sein du Front des forces socialistes commencent à prendre l’allure d’une réelle guerre de tranchée. Menés en sourdine depuis plusieurs mois, les coups bas et les tiraillements se font de plus en plus au grand jour. Après l’exclusion de Rachid Halet, membre du présidium et la démission de l’ancien premier-secrétaire, Ahmed Betatache, un échange épistolaire entre le chef du groupe parlementaire de cette formation et l’actuel premier-secrétaire donne un avant-goût de ce que sera faite la réunion extraordinaire du conseil national.

Dans un rapport adressé par Chafaâ Bouaiche à l’instance présidentielle du FFS, le chef du groupe parlementaire a brocardé le premier-secrétaire, Abdelmalek Bouchafa. Au-delà des révélations faites sur le premier-secrétaire qui serait, à en croire chafaâ Bouaiche, ex-chef de cabinet du wali d’Oum El Bouaghi, il s’est insurgé contre ce qu’il a appelé « son exclusion de toute prise de décision et d’activité du secrétariat du parti ».  Il s’est justifié à propos  des voyages contestés d’un député, Rachid Chabati au siège de l’OTAN et du sénateur, Moussa Tamadartaza à Paris pour rencontrer le président français sur demande du président Bouteflika, ainsi que sur plusieurs « différends » qui l’opposent à Bouchafa. Chafaâ Bouaiche a rappelé qu’il est à l’origine de plusieurs saisines du secrétariat national du parti sur des dérives de plusieurs autres militants et responsables, mais sans suite.  Il croit savoir que la non-prise en compte de ses rapports par Bouchafa dénote l’envie de ce dernier de le dégommer du parti.

Pour sa part, Abdelmalek Bouchafa qui a fait son entrée sur l’arène politique au FFS depuis moins d’un an, a répliqué dans un rapport adressé, le 06 novembre écoulé, à l’instance présidentielle, où il a accablé Chafaâ Bouaiche l’accusant d’avoir usé « d’allégations mensongères » qui mettent « gravement en cause le 1er Secrétaire et sa gestion des affaires du parti ». Bouchafa a souligné que cela relève « d’indiscipline avérée du chef de groupe parlementaire et cadre dirigeant du parti ». Il a précisé que sa demande aux députés et sénateurs pour s’expliquer sur leurs voyages sans l’avis du parti, « avait pour objet d’avoir des explications et des clarifications sur le déplacement du camarade Chabati Rachid au siège de l‘OTAN, sans informer au préalable le 1er Secrétaire du parti », précisant que « la doctrine politique et militaire de l’OTAN est en total contradiction avec la philosophie et les principes fondateurs de notre parti ».

Il a ajouté que « contrairement à ce qu’il prétend, le camarade Chafaâ Bouaiche a été associé, au même titre que tous les autres membres du Secrétariat national, à toutes les activités du parti ». Abdelmalek Bouchafa a indiqué qu’il a désigné le camarade Chafaa Bouaiche « dans les commissions de préparations des anniversaires du Congrès de la Soummam et celle de la fondation de notre parti. Il avait aussi la possibilité de siéger dans les autres commissions ayant pour missions de préparer l’université d’été,  la conférence économique et sociale et la conférence nationale des élus. Il est également membre du pôle de réflexion ».

« Faut-il rappeler aussi que le camarade Chafaa Bouaiche a été sollicité pour animer le Conseil fédéral de BBA et  il a répondu non-disponible », relate encore Abdelmalek Bouchafa, rappelant que Chafaâ Bouaiche « a également fait défection, sans informer, à la dernière minute, d’animer la conférence-débat intitulée : « comment faire face à la dépolitisation de la société », ainsi que l‘atelier « techniques d’affichage », deux thèmes qu’il avait lui-même intégrés dans le programme qui a été validé par la suite par le Secrétariat national et le pôle de réflexion en sa présence ».

Ces échanges « musclés » entre des responsables au FFS cachent mal un malaise qui couve en son tréfonds et qui remonte à la surface depuis la disparition du chef historique Hocine Ait Ahmled.

 

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