Amara Benyounès, Sg du MPA
Amara Benyounès, SG du MPA

Donnant le coup d’envoi des travaux du second congrès ordinaire du Mouvement populaire algérien (MPA), Amara Benyounès, SG de cette formation n’a pas hésité à critiquer le choix des subventions maintenu par le gouvernement. Tout en plaidant pour que les subventions soient ciblées et profitent aux couches défavorisées, Benyounès a estimé que le soutien des prix adopté par le gouvernement est obsolète et nécessite une réorientation et réorganisation.

M. Benyounès ne s’est pas suffi de critiquer uniquement ce volet mais il s’en est aussi pris à ses ex-collègues de l’Exécutif à qui ils reprochent, entre autres, leur lenteur dans l’engagement des réformes. Ces réformes qu’il considère « vitales » pour le pays en cette période de crise sévère, doivent êtres « profondes, urgentes et courageuses, notamment dans le secteur économique et social ».

« On a encore un peu de temps pour engager des réformes profondes et audacieuses avant que des institutions financières mondiales ne les imposent avec toute la douleur qu’elle charrieront », a-t-il dit. Le chef du MPA a, par ailleurs, et malgré ses critiques contre le staff gouvernemental, réaffirmé le soutien  indéfectible de son parti au chef de l’Etat, Abdelaziz Bouteflika.

«Il est impératif de diversifier notre économie, de la libérer définitivement des carcans de la bureaucratie pour encourager l’investissement», a déclaré M. Benyounès. Dans sa lancée, il s’en est, aussi, pris aux partis qui se dressent contre « ces réformes exigées par la situation », car « nous avons perdu 70 % de nos ressources budgétaires ».

Benyounès a ciblé les adeptes d’une « économie dirigée » et « les rentiers » qui se cachent derrière ces options. Pour Benyounès qui a ciblé indirectement le Parti des travailleurs qui « sont opposés à ces réformes », dont, « certains d’entre eux continuent à s’y opposer au nom d’un nationalisme », a estimé que le retard dans l’engagement des réformes est aussi un coup dur pour la souveraineté du pays.

«Ne pas engager des réformes, c’est porter atteinte à la souveraineté du pays», a-t-il dit. Sur le plan politique, Amara Benyounès, dont le parti participera aux prochaines législatives, s’est dit se préparer avec sérénité, appelant « les acteurs politiques à un débat politique de haut niveau, à l’occasion de ces élections ».

Il faut souligner qu’Amara Benyounès part favori pour être plébiscité à la tête du parti, mais cette fois-ci comme président et non pas comme secrétaire général.

 

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