Expulsions des migrants : l’Algérie rejette les accusations de l’ONU

Le gouvernement Algérien  a  encore été accusé de maltraiter les migrants. En visite au Niger, le rapporteur spécial du conseil des droits de l’homme M.Felipe Gonzalez Morales, a pointé du doigt l’Algérie , une  compagne de désinformation, selon les autorités algériennes .

Ce responsable des droits de l’homme aux Nations unies (ONU)  a appelé l’Algérie à  arrêter immédiatement les expulsions  de migrants africains  vers le Niger. « J’appelle le gouvernement algérien à cesser immédiatement les expulsions collectives de migrants  africains vers le Niger. » a écrit Félipe Gonzalez.

L’Algérie rejette globalement et dans le détail

En réaction à ces accusations,  le gouvernement algérien rejette  globalement et dans le détail les assertions de ce dernier qui non seulement outrepasse les limites de son mandat mais prend pour vérités, les allégations des personnes reconduites à la frontière pour séjour illégal.

Selon le ministère des Affaires étrangères, “le gouvernement algérien a sollicité des explications du représentant de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM).Le ministre des affaires étrangères souligne que les opérations de reconduite aux frontières des migrants illégaux vont se poursuivre, ces dernières se font  dans le respect de la dignité des personnes, en conformité avec les dispositions des conventions internationales ratifiées et en application des accords bilatéraux.

12.000 Nigériens expulsés en 2018

Selon les estimations de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), l’Algérie a expulsé vers le Niger 35.600 Nigériens depuis 2014 – dont plus de 12.000 depuis le début 2018 – ainsi que plus de 8.000 migrants d’Afrique de l’Ouest depuis septembre 2017.