Photo : Bernard Bajolet
Photo : Bernard Bajolet

L’ancien ambassadeur de France en Algérie et ancien chef de la DGSE (Direction générale de la sécurité extérieure, service français du renseignement), Bernard Bajolet a virulemment critiqué le pouvoir algérien et le chef de l’État Abdelaziz Bouteflika.

Dans un entretien accordé au Figaro et publié hier jeudi. M.Bajolet a ainsi critique le pouvoir algérien et le chef de l’État Abdelaziz Bouteflika. Interrogé au sujet des relations franco-algériennes, Bernard Bajolet a ainsi indiqué qu’il « croit à une évolution par petits-pas, et ce pour deux raisons ».

« La première tient à un problème de génération. La nomenclature algérienne, issue ou héritière de la guerre d’Algérie, a toujours besoin de se légitimer en exploitant les sentiments à l’égard de l’ancienne puissance coloniale » a-t-il expliqué. « La seconde raison est plus conjoncturelle : le président Bouteflika, avec tout le respect que j’éprouve pour lui, est maintenu en vie artificiellement. Et rien ne changera dans cette période de transition » a-t-il ajouté.

Bernard Bajolet, qui a occupé le poste de premier secrétaire à l’ambassade de France en Algérie entre 1975 et 1978, puis celui d’ambassadeur entre 2006 et 2008 a également évoqué la question de la mémoire, présente dans les relations franco-algériennes depuis l’indépendance de l’Algérie en 1962. « Si ouverture il y a, il faudra aussi qu’elle soit réciproque avec, entre autres choses, l’ouverture des archives du FLN » a-t-il dit.