Le Maroc s’en est une nouvelle fois pris à l’Algérie, contre laquelle il a proféré de graves accusations dans un communiqué publié hier samedi par son ministère des affaires étrangères.

Dans son communiqué, le Ministère des affaires étrangères marocains a réagi à la décision du Front Polisario de commémorer le 45e anniversaire de sa création dans le village de Tifariti, à 90 Kilomètres de Tindouf. Qualifiant cette commémoration de « provocation », Rabat n’a pas manqué l’occasion pour s’attaquer une nouvelle fois à l’Algérie, dans un nouvel épisode de la virulente campagne que le royaume chérifien mène depuis plusieurs semaines.

« Le Maroc regrette que cette escalade (les commémorations du Polisario, ndlr) se déploie avec la bénédiction et la complicité d’un pays voisin, membre de l’UMA (Union du Maghreb arabe, ndlr), mais dont il viole doublement la charte : en fermant les frontières et en abritant sur son sol un mouvement armé qui menace l’intégrité territoriale d’un autre membre. Ce pays, au lieu de respecter les valeurs du bon voisinage et les impératifs de stabilité régionale, s’entête à encourager ses mercenaires du Polisario dans leur action déstabilisatrice, en violation de la légalité internationale » accuse la diplomatie marocaine dans son communiqué.

« Loin de s’estomper, la responsabilité de l’Algérie et du Polisario face à la communauté internationale ne fait que s’aggraver. Le Maroc demande officiellement aux instances onusiennes concernées de diligenter une enquête internationale pour jeter la lumière sur la situation dans les camps de Tindouf administrés par le Polisario sur le territoire algérien, où nos compatriotes et frères marocains sont séquestrés dans des conditions dégradantes et inhumaines, et où l’aide humanitaire fournie par la communauté internationale est détournée pour être vendue sur les marchés du pays hôte aux fins d’enrichissement personnel de la nomenklatura du Polisario » lit-on également dans le document diffusé via l’agence officielle marocaine MAP.

Ces accusations viennent ainsi s’ajouter au long feuilleton des accusations marocaines contre l’Algérie, qui a débuté depuis plusieurs semaines et s’est accentué en ce mois de Mai, notamment suite à la décision de l’ONU de faire pression sur le royaume chérifien pour trouver une solution durable à la question du Sahara Occidental, prise à la fin du mois d’avril dernier.