Photomontage : Ahmed Ouyahia et Ferhat Mehenni
Photomontage : Ahmed Ouyahia et Ferhat Mehenni

Ferhat Mehenni, leader des indépendantistes Kabyles et Président du Mouvement pour l’Autodétermination de la Kabylie (MAK) et l’Anavad (Gouvernement Provisoire Kabyle) fondé en 2010 à Paris, a répondu au premier ministre Ahmed Ouyahia, lors de son intervention au rassemblement organisé par un collectif de jeunes militants en hommage à Matoub Lounes et dont Kabylie News, rubrique d’Observ’Algérie, a couvert en direct sur les réseaux sociaux.

Contrairement à ses militants et cadres, qui dénoncent l’interprétation de l’appel de Ferhat Mehenni depuis Londres comme un appel à la lutte armée, le président du MAK/Anavad n’a pas tenté de rectifier le tire. Il récidive devant une audience venue rendre hommage à Matoub Lounes et proclame «le droit du peuple Kabyle à la résistance».

Traité d’un «agent sécessionniste» appelant à «créer un groupe terroriste» par le premier ministre et secrétaire général du Rassemblement National Démocratique, Ahmed Ouyahia, en rappelant le monopole de l’Etat sur l’utilisation de la violence légitime. Ferhat Mehenni réfute ce droit exclusif de l’Etat algérien sur la violence et se compare au Front de Libération Nationale Historique qui n’aurait pas pu, selon Ferhat Mehenni, libérer l’Algérie sans l’utilisation de la violence.

Pour rappel, Ferhat Mehenni a soulevé une vague d’indignation sans précédent, après son appel à la constitution d’un corps de contrainte Kabyle. Plusieurs acteurs politiques dont d’anciens militants du MAK, ont dénoncé une «dérive dangereuse», à l’image du Rassemblement pour la Kabylie (RPK) prônant l’autonomie de la Kabylie et l’Union pour la République Kabyle (URK) prônant quant à lui une approche indépendantiste.

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Ferhat Mehenni a pris la parole après plusieurs intervenants dont des figures du combat amazighe, des journalistes, des politiques et des artistes. Il a rappelé entre-autres la «fraternité qui le liait avec Matoub Lounes» et son «intervention avec un ami» pour convaincre les médecins et permettre le transfert du chanteur de «l’hôpital de Michelet à Tizi Ouzou vers Alger», en 1988.