L’homme politique algérien, membre fondateur et ancien président du rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD), Said Sadi, a accordé un entretien au magazine marocain Zamane, dans lequel il a abordé plusieurs sujets.

Said Sadi, s’est longuement étalé sur les rapports entre l’Algérie et le Maroc, appelant à l’apaisement. Il a ainsi affirmé à ce propos: « Je suis persuadé que dans un climat plus apaisé, il est possible d’engager des négociations fructueuses. Du côté algérien, le conflit du Sahara Occidental est un instrument politique qui pourrait d’ailleurs d’être à nouveau utilisé à l’horizon de l’élection présidentielle de 2019. Chez vous, il sert aussi à faire diversion à chaque fois que nécessaire ».

L’ancien président du RCD, a également souligné la nécessité de laisser les différends de coté, afin d’amorcer un développement durable dans la région du Maghreb, considérant que « le statu-quo entre le Maroc et l’Algérie n’est plus tenable et ne peut donc plus perdurer ».

Saïd Sadi a également abordé la question des prochaines élections présidentielles en Algérie, affirmant à ce sujet: « La précarité de la santé du président de la république, Abdelaziz Bouteflika, décrédibilise un peu plus la présidentielle algérienne déjà frappée d’illégitimité par les fraudes électorales. Cette santé déclinante focalise l’attention médiatique ».

L’homme politique algérien est encore allé plus loin, en déclarant au média marocain que les origines de l’impasse algérienne remontent à avant l’indépendance, avec l’assassinat d’Abane Ramdane au Maroc. Décrivant la mort de ce dernier comme étant « l’acte de naissance du système politique algérien ».