Le dessinateur Ghilas Aînouche est désormais  en chômage  après son licenciement par la boite de communication éditant le site d’information Tout Sur l’Algérie (TSA) victime d’une censure informelle sur les réseaux internet ADSL et mobile des sociétés publiques Algérie Télécom et Mobilis, pendant plus d’un mois et demi. 

Le communiqué de TSA faisant savoir à ses lecteurs que le site d’information bloqué sur les réseaux internet publics en Algérie depuis le 05 octobre est de nouveau accessible depuis l’après midi du 27 novembre, coïncide avec le licenciement de son caricaturiste Ghilas Aînouche qui, dans un communiqué, dénonce une «mise à l’écart brutale».

«Je tiens à informer l’opinion publique que je viens d’être licencié sans aucun préavis, sans entretien préalable et sans motivations écrites et justifiées par le site TSA pour lequel je travaille en tant que dessinateur de presse depuis le 05 janvier 2014 et auquel je suis lié par un contrat à durée indéterminée (CDI) en tant que caricaturiste depuis cette date. » écrit le dessinateur.


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Pour Ghilas Aînouche «Cette décision confirme également que, malheureusement, les responsables de TSA ont choisi de céder au chantage opéré par des décideurs tapis dans l’ombre en négociant mon licenciement contre le déblocage du site.


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Après le harcèlement judiciaire et policier contre la presse indépendante, après le chantage économique qui prive de publicité les titres qui ne veulent pas renoncer à leur indépendance et à leur liberté de ton, voici venu le temps d’un autre chantage aussi abject que les autres.» déplore t-il avant d’ajouter «Désormais, on peut obtenir la tête d’un journaliste, d’un chroniqueur ou d’un dessinateur qui n’est pas dans les bonnes grâces du pouvoir en faisant pression sur leurs employeurs afin qu’il le réduise au silence tout en le poussant au chômage et à la précarité.

Au-delà de ma petite personne qui n’est qu’un petit maillon de cette chaîne de journalistes, syndicalistes, artistes, intellectuels, écrivains ou simples citoyens qui essaient de résister au rouleau compresseur d’un pouvoir aussi corrompu que liberticide, c’est la liberté de la presse qui vient de subir une énième attaque et qui est plus que jamais menacée en Algérie.» dénonce t-il.