L’ancien ministre de la défense, le général à la retraite Khaled Nezzar, se trouve à nouveau dans le viseur de la justice suisse pour des accusations d’exactions commises au cours de la décennie noire en Algérie.

Le Tribunal pénal fédéral (TPF) suisse a en effet annoncé sa décision de rouvrir une affaire classée en 2017, dans laquelle Khaled Nezzar avait été accusé d’avoir ordonné des exactions commises lors de la décennie noire des années 1990 en Algérie, période à laquelle il avait occupé le poste de ministre de la défense.

« Le Groupe islamiste armé (GIA) était alors (dans les années 1990, ndlr) suffisamment organisé pour pouvoir être qualifié de groupe armé » a expliqué le TPF Suisse qui a ordonné la poursuite de l’instruction. L’affaire avait été classée en 2017 par le procureur général suisse, qui avait justifié sa décision par l’absence de preuves suffisantes pouvant classer les événements survenus en Algérie pendant les années 1990 comme « conflit armé non-international ».

Pour rappel, l’ancien ministre algérien de la défense avait été interpellé en Suisse en 2011 suite à des plaintes de trois personnes. Ces dernières se sont dites victimes de tortures entre 1992 et 1994, époque à laquelle Khaled Nezzar occupait le poste de ministre de la défense au sein du Haut comité d’État (HCE).