Le licenciement du dessinateur Ghilas Aïnouche, caricaturiste du journal électronique TSA depuis 2014, a soulevé une vaste polémique sur les réseaux sociaux en Algérie. Dans un communiqué publié il y a quelques jours, TSA a expliqué ce licenciement par « des caricatures racistes » et à « caractère islamophobe » que le dessinateur aurait partagé sur sa page facebook.

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Contacté par Observ’Algérie, Ghilas Aïnouche a accepté de nous en dire plus sur son licenciement ainsi que sur les affirmations de TSA concernant cette mesure. « Il savaient très bien que mes dessins n’étaient pas racistes » a ainsi expliqué le caricaturiste, qui estime que ses œuvres ont été prises « au premier degré ». « Quand j’étais aux États-Unis le 22 Octobre, Lounes Guemache (co-fondateur et responsable de la rédaction de TSA, ndlr) m’a envoyé un message où il m’avait souhaité un bon séjour et m’avait demandé de parler de la censure de TSA » a déclaré le caricaturiste, qui réfute ainsi les affirmations du journal électronique, qui a déclaré que le différend l’opposant à Aïnouche remonte à plusieurs mois. « C’est à partir du discours d’Ouyahia (le 25 octobre dernier, Ouyahia avait déclaré que « le président de la République est insulté par la plume de la caricature et des articles », ndlr) que ça a commencé, ils m’avaient reproché un dessin que j’avais fait le 1er octobre » a-t-il expliqué.

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Concernant la suppression de certaines de ses caricatures sur sa page facebook, Ghilas Aïnouche a expliqué qu’il avait effacé ces dessins à la demande de son employeur. « J’ai toutes les preuves (de ses affirmations, ndlr) et je suis prêt à les dévoiler devant l’opinion publique et même devant la justice. Ils doivent payer pour ce qu’ils ont fait » a-t-il dit.

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