Le ministre des affaires religieuse et des Wakfs, Mohamed Aissa a instruit les imams pour consacrer le prêche de ce vendredi 12 Janvier 2018 coïncidant avec le 1er Yennayer 2968 (Calendrier amazighe), pour parler de cette fête consacrée par le chef de l’Etat Abdeaziz Bouteflika comme fête nationale et journée fériée.

Cette instruction datant du 07 janvier n’est pas du goût du chef des salafistes algériens,  qui a émis une fatwa décrétant Yennayer comme Haram (Péché) et interdisant aux imams salafistes d’inciter les fidèles à le fêter.

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Pour Mohamed Ali Ferkous, Yennayer est une «fête païenne qui date de la période préislamique» que les musulmans doivent bannir et se contenter des fêtes musulmanes. En effet, les imams d’obédience wahhabites sont appelés à désobéir aux instructions de leur ministre.

Selon un islamologue interrogé par Observ’Algérie, cette fatwa va à l’encontre de l’un des fondements du Wahhabisme qui est : «l’obédience totale au tuteur de la nation». Il rappelle que le ministère algérien des affaires religieuses mène une guerre froide et silencieuse contre ce courant politico-religieux importé du golf arabe, pour renforcer le courant Malékite ancestral et tolérant de la région du Maghreb.