Ecole de tourisme d’El-Aurassi  La grève et le silence intriguant des responsables
Ecole de tourisme d’El-Aurassi  La grève et le silence intriguant des responsables

Les étudiants à l’Ecole nationale supérieur du tourisme (ENST) d’El-Aurassi sont entrés en mouvement de grève depuis déjà une semaine.

Pour cause, leur plateforme de revendication, qui date par ailleurs depuis plusieurs années, n’a pas été prise en considération par les responsables à tous les niveaux.

Selon les étudiants, le diplôme délivré par l’ENST n’est pas reconnu par le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, sachant que les deux dernières promotions relèvent de l’ancien système universitaire et non du nouveau système LMD (licence, master, doctorat). Cette revendication, à elle seule, pèse sur le moral collectif des étudiants qui constituent un véritable réservoir pour l’avenir du tourisme en Algérie.

Aussi, selon nos sources, l’ENST ne dispense plus certaines disciplines à cause, nous dit-on, de la politique d’austérité prônée par l’administration. Pis encore, l’état de la prise en charge des étudiants en Internat laisse à désirer. En effet, en plus des conditions d’hygiène catastrophiques, la qualité de l’hébergement et de la nourriture se dégrade de jour en jour, remettant en cause le caractère formateur dans le secteur du tourisme, d’une part, et le prestige dont l’ENST a toujours jouit sur le plan national, régional et international.

Et si le département de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique fait la sourde oreille, les étudiants s’interrogent sur le silence intriguant des responsables, notamment la direction de l’ENST et le ministère du Tourisme.

Une chose est sure, les contestataires ne comptent pas baisser les bras s’attèlent à se démarquer de la politique de l’autruche des gestionnaires de cet établissement qui a donné naissance, durant les années 1970-1980 les Aurassiens, appellation donnée aux compétences qui ont revigoré l’image du pays.

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  • 1 COMMENTAIRE

    1. j’en suis un des diplomés de cette grande école dans les années 80 soit depuis 36 ans.Mais quand je vois l’ état des lieux ,je suis peiné par la dégradation de contenu et du contenant dommage .et pourtant comme vous le dites dans votre article une école qui a formé des milliers de cadres du secteur dont certains sont opérationnels à ce jour comme elle formé des cadre du secteur de divers pays africains et m^me des tunisiens tiens.

    Qu'en pensez vous ?