Merouane Boudiab et Abdou Semmar
Merouane Boudiab et Abdou Semmar

Mise à jour (08/11/2017 à 22h55). Les deux journalistes Abdou Semmar et Merouane Boudiab, jugés aujourd’hui au Tribunal de Bir Mourad Rais à Alger, ont été remis en liberté. Ils sont respectivement; le rédacteur en chef et le directeur général du site d’information AlgériePart.

Le procès d’Abdou Semmar et Merouane Boudiab devait se tenir ce matin à 9h. Une vague de mobilisation en soutien aux journalistes arrêtés s’élargit de jour en jour. Amnesty internationale avait participé au rassemblement qui s’est tenu à l’entrée du tribunal lors de ce procès.

Tout au long de la journée de jeudi 8 Novembre Observ’Algérie a suivi à distance le procès qui devait se tenir à 9h du matin. Notre source sur place, nous informe que le procès a été reporté jusqu’à 13h pour finalement n’avoir lieu qu’à partir de 18h.

Le procès des journalistes, une affaire politique

Le Procureur de la République chargé de cette affaire aurait demandé « un complément d’enquête». Selon nos sources, l’avocat de Anis Rhmani aurait demandé « deux millions de dinars algériens (2000 000,00 DA) comme dommages et intérêts». L’avocat du wali d’Alger aurait quant à lui demandé « 50 millions de dinars, (500 000 00,00 DA) comme dédommagement».

Alors que les Avocats des deux journalistes avaient plaidé pour «le rejet de toutes les accusations contre leurs clients». Les défenseurs d’Abdou Semar et de Merouan Boudiab ont, selon notre source, dénoncé «un dossier politique fabriqué de toutes pièces».

Maître Abdelghani Badi a appelé à ce « que le ‘Code de l’information’ soit appliqué et non le ‘Code pénal’ ». « En dernier lieu, je suis là pour faire de la politique parce que dans ce dossier, il n’y a rien de juridique» aurait t-il déclaré.

Sit-in de solidarité avec les journalistes détenus

Une cinquantaine de personnes, parmi elles des militants pour les droits de l’homme, des journalistes, des représentants d’associations et des citoyens, ont tenu un sit-in ce matin devant le tribunal, en solidarité avec les journalistes arrêtés.

Les deux journalistes Abdou Semmar et Merouane Boudiab sont poursuivis pour « menaces, diffamation et atteinte à la vie privée des gens ».