Tunisie, la députée Jamila Ksiski.

Encore une fois , La Tunisie peut se vanter d’avoir devancé les autres pays de la galaxie arabo-musulmane. Le pays du jasmin vient de voter une loi contre toute forme de racisme et de discrimination pour le bien de tous ses concitoyens, sans la moindre distinction.

L’adoption d’une loi pénalisant le racisme :  à savoir, le discours raciste, l’incitation à la haine et la discrimination a été initiée par Jamila Ksiski, députée affiliée au parti Ennahda. Elle-même issue de la minorité noire, la députée mène un long combat législatif, pour criminaliser le racisme.

Cette avancée majeure, a été saluée par la majorité des décideurs tunisiens, le ministre des Affaires étrangères a immédiatement twitté : « réalisation qui honore la Tunisie ». Sur les réseaux sociaux la jeunesse tunisienne est ravie de se doter d’une loi pour punir les discriminations.

Désormais criminalisé en Tunisie, le racisme sous toutes ses formes y sera lourdement puni,  le discours raciste sera passible d’un mois à un an d’emprisonnement et d’une amende se montant à 1 000 dinars tunisiens (environ 300 euros) .

L’exacerbation de la haine, la banalisation des discriminations, ou plus grave encore, l’appel à la violence … risquent des  peines allant jusqu’à trois ans d’emprisonnement, assorties d’amendes oscillant entre 1 000 et 3 000 dinars tunisiens (1 000 euros), voire même, face à des actes hautement répréhensibles, s’élevant à 15 000 dinars tunisiens (environ 5 000 euros).