Iyad Ag GHali: Chef terroriste au Mali
Iyad Ag GHali: Chef terroriste au Mali

L’Algérie est accusée de fournir une protection à l’un des terroristes les plus recherchés dans la région du Sahel, le djihadiste Iyad Ag Ghaly en l’occurrence. En effet, une accusation portée par plusieurs médias français citant des sources des renseignements français  et reprise incessamment par des médias marocains.

L’ancien chef de guerre Touareg pour l’indépendance de l’Azawad, région peuplée par les tribus Touaregs au Nord du Mali, mercenaire du régime d’El Keddafi en Libye, converti à l’islamisme et au djihadisme international et fondateur en 2012 du groupe Ansar Eddine (les Partisans de la Religion), Iyad Ag Ghaly est l’ennemi public numéro 1 au Mali. Il a perpétré plusieurs attaques armées et attentas sanglants contre des civils et des institutions officielles dans le pays.

Si plusieurs spécialistes du djihadisme international annoncent le terroriste comme mort, neutralisé par une opération d’un commandos français en 2016, plusieurs médias français et proches du Makhzen Marocain l’annoncent vivant et retranché à quelques centaines de mètres de la frontière algérienne, pas loin de la localité algérienne de Tinzawatène dans laquelle réside sa famille. Il serait même «soigné dans un hôpital algérien» selon une enquête du journal français Le Monde.

Des «allégations» démentis à plusieurs reprises par le gouvernement algérien. Celui-ci adopte un rôle de «conciliateur dans la région du Sahel et rejette la solution militaire». L’Algérie refuse de jouer le rôle du gendarme et dénonce des pressions contre son dogme politique de non-ingérence dans les affaires internes des pays voisins ainsi que sa doctrine militaire contre l’intervention armée outre ses frontières.

Iyad Ag Ghali est né en 1958 à Boghassa au nord Mali, de la puissante tribu Touareg des Ifoughas. Il fuit le Mali pendant les années 1970 pour la Libye où il a été recruté comme mercenaire du régime d’El Keddafi. Il regagne le Mali où il déclenche la Rébellion touarègue de 1990-1996. Il fonde et dirige le Mouvement populaire pour la libération de l’Azawad (MPLA), puis le Mouvement populaire de l’Azawad (MPA) avant de signer la paix en 1992 et de rallier l’État malien. Ils se converti au Djihadisme dans les années 90.

En 2012, au début de la guerre du Mali, il fonde le groupe salafiste djihadiste Ansar Dine dans le but d’instaurer la charia au Mali. En 2017, il prend la tête du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM), né de la fusion de la plupart des groupes djihadistes maliens.