Plusieurs facteurs concourent à la réussite du plan de généralisation de l’enseignement de tamazight en Algérie élaboré jusqu’en 2018, notamment le renforcement des effectifs des enseignants, a affirmé samedi à Alger le secrétaire général du Haut commissariat à l’amazighité (HCA), Si El Hachemi Assad.

“Nous avons un plan pour une généralisation graduelle de l’enseignement à travers le territoire national, à travers une approche basée notamment sur le renforcement des effectifs des enseignants en ouvrant des postes budgétaires”, a expliqué Si El Hachemi Assad, dans une déclaration à l’APS.

Il a précisé qu’il y a déjà en Algérie, 711 postes budgétaires qui sont affectés en deux ans à cet enseignement et qu’il existe même une instruction du ministère de tutelle pour qu’un poste budgétaire soit affecté dès la constitution de groupes d’enfants scolarisés.

Dans son plan, le HCA préconise aussi l’amélioration de “la qualité de l’encadrement notamment pour les classes pilotes” dans diverses wilayas.

Il préconise aussi “de définir les contours d’une stratégie visant à élargir l’enseignement de tamazight en Algérie de manière progressive et planifiée” à côté d’un traitement adéquat de “la question de l’optionalité de la matière de tamazight.

En expliquant les fondements du plan s’étalant jusqu’en 2018, M. Assad a souligné qu’il a enregistré à travers ses sorties sur le terrain dans les différentes wilayas du pays “une demande sociale d’associations et de parents d’élèves et de la société civile pour l’introduction de l’enseignement de tamazight”.

Le HCA recommande ainsi de passer de dix-sept (17) à vingt-quatre (24) wilayas avant de toucher le reste du pays à condition que “l’optionalité de son enseignement et sa soumission à la demande dite sociale” cessent.

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