Pétrole : Ryad lance un appel depuis Alger pour baisser la production
Pétrole : Ryad lance un appel depuis Alger pour baisser la production

 

Le ministre saoudien de l’Energie a averti, ce matin à Alger, qu’il était «impératif» que les membres de l’Opep parviennent à un consensus pour appliquer l’accord d’Alger sur une réduction de la production de pétrole. A l’issue d’une réunion avec son homologue algérien Noureddine Boutarfa, Khaled al-Faleh a jugé « impératif d’aboutir à un consensus entre les pays de l’Opep et de s’entendre sur un mécanisme efficace et des chiffres précis pour activer l’accord historique d’Alger conclu fin septembre lors de la réunion extraordinaire de l’Opep». Les deux ministres ont discuté de ce dossier avant la prochaine réunion de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) le 30 novembre à Vienne. Pour finaliser cet accord présenté comme historique, ils doivent encore procéder à la difficile répartition des quotas pays par pays. Optimiste, M. Faleh a prédit que la réunion de Vienne «sera un succès». Il a indiqué que les membres du cartel devraient aboutir à un accord juste et équilibré, en permettant à la Libye et au Nigéria de relever leur production après le retour de la stabilité sécuritaire, avec un gel de la production à un seuil convenu pour l’Iran. Le ministre algérien a pour sa part affirmé que la mise en œuvre de l’accord d’Alger était déjà en cours et que les préparatifs pour la réunion de l’Opep se déroulaient dans un esprit «constructif et coopératif». Les deux ministres ont jugé pertinente l’idée d’avancer la réunion du Haut comité d’experts (prévue initialement le 25 novembre) au 21 novembre afin de donner le temps aux ministres de mieux examiner et les propositions du comité et, éventuellement, de se concerter afin de mieux préparer la réunion de  Vienne du 30 novembre. Ainsi, l’Opep souhaite ramener sa production entre 32,5 et 33 millions de barils par jour (mbj) et parvenir à un accord avec d’autres grands producteurs, à commencer par la Russie, qui s’y est dit favorable, pour relancer des cours déprimés par une surabondance d’offre depuis l’été 2014.

Tarik Lamara

 

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