Réforme des Douanes:  Les pressions, la corruption et le reste
Réforme des Douanes:  Les pressions, la corruption et le reste

 

Les députés de l’Assemblée populaire nationale (APN) ont affirmé, ce matin, la nécessité de protéger les agents douaniers contre le chantage et les pressions lors de l’accomplissement de leurs missions.

Lors des interventions en plénière, des députés ont appelé à l’amélioration des conditions de travail des douaniers et la garantie d’une formation en communication, favorisant une application effective de la loi.

Aussi, les députés ont insisté sur l’augmentation des salaires des agents douaniers, de valoriser les compétences et la réviser l’échelle des promotions, en sus de garantir les moyens matériels nécessaires à l’accomplissement de leurs fonctions.

Le projet en débat, contenant 10 axes de réformes vient compléter les lois de Finances et de normalisation et le code du Commerce, a estimé la députée du Rassemblement national démocratique (RND), Nawal Leila Belkhodja, soulignant que l’amélioration de la performance des agents douaniers était susceptible d’accélérer le rythme de la lutte contre les différentes formes de corruption et de blanchiment d’argent.

Mme Kheira Bounaaja du parti du Front de libération nationale (FLN) est revenu, quant à elle, sur l’impératif de revoir la répartition des missions au sein de l’administration des Douanes, déplorant la marginalisation de certains cadres qualifiés et les faibles salaires des agents douaniers.

Pour sa part le député du parti des travailleurs (PT), Ismail Kouadria a estimé que la lutte contre la corruption dans le secteur douanier reste insuffisante du nomment que certains agents reçoivent des avantages et des récompenses frauduleuses, proposant l’introduction du métier de douanier parmi les métiers pénibles, la mise en place d’une grille de promotions, la révision du SMIG, la garantie du logement et le renforcement de la numérisation afin de réduire les interventions humaines aux opérations de contrôle.

Le député de l’Alliance Algérie verte, Mohamed Al Akhdar Saidi a indiqué que la problématique qui se pose au secteur des Douanes, ne réside pas aux lois mais à la réunion des conditions adéquates pour leur application, soulignant dans ce contexte le manque de la formation et l’absence des mécanismes de protection du douanier des chantages et des pressions.

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