Le siège national du FFS
Le siège national du FFS

Le premier secrétaire national du Front des forces socialistes (FFS), Abdelmalek Bouchafa, a appelé, aujourd’hui,  tous les militants du parti à se mobiliser afin de réussir leur participation aux prochaines élections législatives.

Dans son discours prononcé à l’occasion de la session ordinaire de la fédération de Tizi Ouzou qui s’est tenue au centre de loisirs scientifiques (CLS), M. Bouchafa a signalé que l’objectif de la rentrée en lice du FFS pour les prochaines échéances « n’a pas pour objectif de rafler un maximum de sièges, mais plutôt de se rapprocher des citoyens, des espaces syndicaux et associatifs et faire entendre la voix du consensus national ».

Pour cela, a-t-il dit, les militants de la formation du défunt Hocine Aït Ahmed, « devront occuper et exploiter tous les espaces qui seront ouverts dans le cadre de la campagne électorale où nous y seront en force pour imposer un discours politique différent basé sur un dialogue qualitatif, sur l’étique et sur le respect de l’autre ». Le premier secrétaire national du FFS a rappelé, dans ce sillage, que la compétition électorale d’avril prochain est la première que le FFS mènera en l’absence de son leader spirituel et père fondateur, Hocine Aït Ahmed.

« Nous devons honorer nos engagements et les promesses que nous avons fait à ce grand homme et se rappeler à chaque fois que l’intérêt du FFS est au-delà de toute autre considération ou ambition politique », a-t-il affirmé. Par ailleurs, Abdelmalek Bouchafa a indiqué que la préservation de l’unité nationale ne peut se faire sans la préservation des trois fondements de notre identité, à savoir l’amazighité, l’arabité et l’Islam.

« On ne peut pas séparer ces trois piliers parce qu’ils représentent l’Algérie dans toutes ses dimensions. C’est une identité dynamique. Le référent que constitue ces trois éléments garantit l’unité de la patrie », a-t-il estimé. Selon lui, Yennayer qui est l’une des constituantes de l’amazighité, ne peut être célébrer sans aborder tous les sacrifices consentis dans le cadre du combat pour la reconnaissance de la langue amazighe dans laquelle le FFS s’est toujours inscrit.

Pour Abdelmalek Bouchafa, « Tamazight est le béton armé de l’unité nationale. D’ailleurs, nous avons toujours rejeté sa folklorisation ou sa limitation dans un cadre géographique précis. Notre approche sur cette question s’inscrit dans le cadre d’une approche nationale globale et démocratique sur un Etat algérien où Tamazight jouera un rôle fondamental aux côtés de l’Arabe et de l’Islam ».

Abordant des scènes de violence ayant marqué dernièrement certaines régions du pays, le responsable de cette formation politique a préconisé la vigilance tout en mettant en garde contre « la manipulation et les tentatives de déstabilisation, à travers l’instrumentalisation des revendications citoyennes pour servir des intérêts douteux ».

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